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The Slew

: 100 %



sortie : 2009
label : Puget Sound Recordings
style : Grungelism / Cut-Up Psychedelic Hop / Blues-Rock

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Tracklist :
01/ 100%
02/ It's All Over
03/ Problem Child
04/ You Turn Me Cold
05/ Wrong Side Of The Tracks
06/ Robbing Banks (Doin’ Time)
07/ The Grinder
08/ Shackled Soul
09/ Southeast Soliloquy
10/ Battle Of Heaven & Hell

The Slew, c'est aujourd'hui un prince du turntablism (Kid Koala) associé à un beatmaker de renom (Dynomite D), rejoint par la section rythmique des Wolfmother, membre aussi des Palace Of Fire, Chris Ross et Myles Heskett.
A l'époque, c'était un groupe de blues rock psyché à l'album unique, comme les années 70 en débordaient. Mais ça c'est une autre histoire.

S'il fallait trouver une formule pour résumer ce projet protéiforme dont l'objet premier n'est rien moins que de remettre sous la lumière cet opus rare des Slew canal historique, on pourrait sans forcer reprendre celle d'un des meneurs, en la personne du turntablist canadien :
"The Slew, c'est le Nirvana de la platine (...) Du Grungelism".
Le mot est lâché avec fracas, et ce disque est au diapason : puissant et bien senti.

Mixte ingénieux de hip-hop et de blues-rock à six cordes, 100 % réussit l'amalgame des genres là où bon nombre se sont cassés les dents auparavant (en tête The Blakroc Project).
Bien loin du simple coup d'esbroufe technico-hype, qui verrait un génie du scratch revisiter à rebours sa discothèque rock, The Slew nouvelle génération est à contrario une parfaite réussite de fusion sans effets de manche, juste brut de décoffrage. Un énorme bastringue fumant et furieux où s'acoquinent une ribambelle de platines (six au total) manipulées par un Koala au sommet de son art, les beats electro-hop rugueux concoctés par son acolyte virtuose et les effusions saignantes d'un duo basse / batterie prêt, on le sent, à en découdre coûte que coûte. Le tout sous le regard d'un des chantres de ce genre de partouse sonique, Môssieur Mario Caldato Jr.

Initialement prévus comme bande-son d'un documentaire mort-né sur ce groupe obscur qui donne son nom au projet, ces dix titres, soit à peine plus d'une demi heure d'énergie pure, sont autant d'uppercuts pris en rafale en pleine poire (It's All Over, bon sang quelle patate !).
Ça tabasse autant que ça groove. Rien à jeter là-dedans, même si , il faut l'admettre, quelques passages sont moins directs au plexus, mais font, malgré tout, le boulot (Turn Me Cold ou The Grinder).

Imaginez, Led Zep' après une jam session avec les Beastie Boys (Robbing Banks), vautrés, démâtés à la téquila sur le perron la "Boutique de Paul". Vous y êtes ? Jouissif et génial, pas vrai ? Du 100%...Ouais, carrément.



Chroniqué par Yvan
le 24/03/2010

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