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Black To Comm

: Alphabet 1968



sortie : 2009
label : Type Records
style : Ambient / Electronica / Modern Classical

Tracklist :
01/ Jonathan
02/ Forst
03/ Trapez
04/ Rauschen
05/ Musik Für Alle
06/ Amateur
07/ Traum GmbH
08/ Houdini Rites
09/ Void
10/ Hotel Freund

Voilà une nouvelle que Stevenson n’aura pas écrite : celle de l’étrange cas du docteur Marc Richter et de Mr. Black To Comm. Pas besoin de dessin, les deux ne font qu'une seule et même personne. Marc Richter est Hambourgeois dans le civil et patron du label Dekorder. Label aussi secret que select puisqu’il compte parmi ses hôtes des personnalités aussi enthousiasmantes que Machinefabriek, Stephan Mathieu, Felix Kubin ou très prochainement Guiseppe Ielasi. Ca méritait d’être signalé.

En tant que Black To Comm, Marc Richter nous a offert depuis 2006, en plus d’une armada de maxis et d’une collaboration remarquée aux côtés de Machinefabriek, trois albums sortis sur son propre label. Mais de façon inattendue, et c'est là qu'est l'étrange, ces albums n'ont jamais offert plus qu'un ambient ronronnant aux références souvent trop évidentes. Frustrant. Surtout, quand en filigrane on pouvait y déceler un véritable potentiel. Qu'en est-il alors de cet Alphabet 1968 ? Pour être honnête, je ne m’y serais sans doute pas attardé si il n’était sorti sur le très recommandable label Type Records. Mais les apparences sont parfois trompeuses...

Pour couper court à tout suspens, Alphabet 1968 est un disque aux multiples visages, tour à tour désopilant, déconcertant, étonnant puis décevant. Si la maîtrise technique, chose un peu bâtarde certes, est au rendez-vous, le disque pèche fondamentalement par son manque de cohérence. A force de multiplier les atmosphères et les citations en forme de démonstrations musicologiques, Alphabet 1968 tombe dans le piège du catalogue, ou pire : du petit précis d’ambient music des années 2000. Ainsi, la pièce introductive Jonathan tape dans le dark ambient et le field recordings avant de virer au son du piano de la finlandaise Jonna Karanka (alias Kuupuu) dans une sorte d’Aloof Proof hitchcockien (rebelote sur Amateur). Forst quant à elle dit mot pour mot ce qu’on a déjà entendu en mieux chez Gas. Puis vient un court interlude folktronica aussi fantaisiste que surprenant (Rauschen et Musik für Alle), parfait exemple de rupture de ton auquel l'album nous habitue tout du long. Enfin d'autres pistes, elles, évoquent de façon confondante Machinefabriek, ou Fennesz (Traum GmBH). La liste étant je crois non-exhaustive.

Il manque une âme à ce disque. Pour preuve Alphabet 1968 ne va jamais au delà de la prouesse technique et de la citation à de rares exceptions près : le symphonique Hotel Freund aux ambiances de conte filmique, et les drones de Void à la Sunn O))), rehaussés habilement au son d’un mælstrom de cuivres et de samples en tout genre. Alphabet 1968, s'il s'avère être au dessus de la moyenne, a de quoi déconcerter son auditoire. A vous de juger.

Chroniqué par Mickael B.
le 09/03/2010

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