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Yokota

: Psychic Dance



sortie : 2009
label : Harthouse Digital
style : Druggy Tech-House

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Tracklist :
01/ Ritalin
02/ Tofranil
03/ Contomin
04/ Noritoren
05/ Betanamin
06/ Hirnamin
07/ Amoban
08/ Paxil
09/ Benzalin
10/ Amphetamine

En dépit de la pluralité de sa musique et d'un curriculum vitae long comme le bras, Susumu Yokota reste souvent associé à la sphère ambient, cette veine dont sont issus quelques uns de ses meilleurs disques. Il est vrai que Sakura ou Grinning Cat, pour ne citer que les plus downtempo, sont vite devenus des références auprès des partisans du genre. Le talent du Japonais n'est pourtant pas réductible à cette seule facette, aussi classieuse soit-elle. Éminemment ouvert, et pour ainsi dire carrément instable autant qu'insatiable, son univers musical est tout ce qu'il y a de plus éclectique.

Si Mother, sorti cette année, jouait de l'électro-pop tout en légèreté, et Love Or Die, son prédécesseur, d'une fibre plus expérimentale, Psychic Dance, son dernier né en date, nous rappelle que dans les années quatre-vingt dix sous le pseudo raccourci de Yokota, ce savant fou donnait plutôt dans l'hédonisme, propulsant sur les dancefloor, pour le compte d'Harthouse, une musique pleine de soul, bourrée de samples disco au groove percutant.

Depuis ce temps qu'on pensait révolu, il aura exploré maints et maints styles pour finalement revenir aujourd'hui à ses premiers amours. Ce disque disponible uniquement sur le catalogue digital de la maison fondée à l'époque par Sven Vath, nous présente un artiste pour qui les racines house et techno, acides et minimales, sont loin d'être du passé. Yokota se la joue oldschool.

Favorisant les rythmes ascétiques, voyageant de programmations percussives en effets étrangement hypnotiques, les textures mélodiques campent sur leur position : inexorablement glaciales, très mécaniques (l'excellent Paxil), trop parfois (les fatigants Amoban et Betanamin).

Cette couleur très marquée, urbaine voire même industrielle (le très saccadé Noritoren), marque Psychic Dance du sceau de Motor City. Progressif et sobre, chaque titre, affublé du nom d'une substance chimique - de la drogue ! - est une tentative d'exploration rythmique complexe, une expérience sonore perpétuellement renouvelée où la science de ce producteur à part s'exprime, on le sent fortement, sans la moindre contrainte.

Loin cependant d'être en roue libre, cet album est maîtrisé de bout en bout. De la bonne came en quelque sorte. Dont on ne profite vraiment qu'à petite dose. C'est toujours ça de pris, vous me direz !

Chroniqué par Yvan
le 13/12/2009

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