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The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble

: Here Be Dragons



sortie : 2009
label : Ad Noiseam
style : Jazz / Ambient / Post-Rock

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Tracklist :
01/ Lead Squid
02/ Caravan!
03/ Embers
04/ Sirocco
05/ Mists Of Krakatoa
06/ Sharbat Gula
07/ Samhain Labs
08/ Seneca
09/ The MacGuffin

Une année riche pour The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble. D'abord un EP, puis un live (sous le nom de The Mount Fuji Doomjazz Corporation) et un album, le second. Pourtant, le groupe en a frustré plus d'un – moi le premier. Trois ans sans nouvelles pour finalement offrir un EP, Mutations, qui ne se révèle être qu'une collection de remixes. Ce n'est donc qu'avec le live de The Mount Fuji Doomjazz Corporation que l'on a enfin pu se mettre du neuf sous la dent. Mais là encore, ce n'est pas comme si on avait pu tenir un deuxième album entre les mains. Il se trouve que Here Be Dragons était déjà prêt depuis longtemps. Mais la logique des choses poussa vraisemblablement The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble à espacer les sorties. On ne peut pas leur en vouloir.

Here Be Dragons fait référence au terme qu'auraient écrit certains cartographes pour désigner les régions mal connues du globe : "hic sunt dragons", plutôt que l'usuel "terra incognita". Des contrées où l'on imaginait pouvoir tomber nez-à-nez avec des dragons et autres créatures fantastiques – croyance en partie démystifiée par Google Maps. C'est en s'appuyant sur cette légende que The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble valorise son désir d'explorer des terres nouvelles. Une image que l'on retrouve dans le chuchotement qui conclut l'album : "nous sommes nos propres guides". Il est vrai qu'elle leur sied plutôt bien, tant il est difficile de trouver des similitudes avec leurs contemporains. The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble avance en terrain inconnu. Ou du moins, quelque part entre le jazz, l'ambient et le post-rock.

La production s'est améliorée depuis le premier opus. Et ce qui pouvait autrefois passer pour une marque de fabrique : un son obscur, étouffé, se révèle finalement être, à la lumière de Here Be Dragons, un probable défaut de mix. Car les choses ont beau sonner plus claires, plus distinctes, cela n'enlève rien aux ambiances. Signalons aussi l'arrivée de Charlotte Cegarra derrière le micro. Déjà présente dans The Mount Fuji Doomjazz Corporation, elle ne s'était contentée jusque là que de se manifester en de timides vocalisations. Là, le chant est clairement assumé, mis en avant, et cela confère à leur musique un plus indéniable. Preuve en est dans Embers où l'on imaginerait presque ce qu'aurait donné Portishead après un revirement jazz.

The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble confirment avec ce nouvel opus le talent qu'on leur connaît depuis leur première apparition chez Planet Mu. Mais ils ont abandonné entre temps les petites folies électroniques qui faisaient l'excentricité de leur album éponyme (rappelez-vous le passage noise de Pearls of Swine). Sacrifiées, sûrement, au nom d'une quête pour un son "propre". Pour un groupe qui se prétend aventureux, on aurait pu s'attendre à mieux.

Chroniqué par Tehanor
le 10/12/2009

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Musique électroacoustique / Electronica



1 commentaire

par alex (le 23/03/2011)
Le lien avec Portishead sur le premier extrait là est assez explicite !
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