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The bloody beetroots

: Romborama



sortie : 2009
label : Dim Mak Records
style : Electro-punk

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Tracklist :
1/ Romborama (featuring All Leather)
2/ Have Mercy on Us (featuring Cécile)
3/ Storm
4/ Awesome (featuring The Cool Kids)
5/ Cornelius
6/ It's Better a DJ on 2 Turntables
7/ Talkin' in My Sleep (featuring Lisa Kekaula)
8/ 2nd Streets Have

Vroooooom. Une moto qui démarre puis s'emballe. Dès la première piste, The Bloody Beetroots nous montrent qu'ils n'en sont pas à leur galop d'essai et que la réputation des hommes masqués (les membres du groupe sont affublés du masque de Venom, double maléfique de Spiderman à chacune de leur apparition publique) n'est plus à faire. Romborama est néanmoins leur tout premier album qui affirme en puissance le discours du groupe que l'on connaissait déjà bien.

Efficace est le mot de circonstance. A travers un son noisy, le duo envoie la purée version club et on se prend une gros mur de son dans la tête. Les tubissimes Warp 1.9, produit par le producteur du désormais célèbre Boys Noize Steve Aoki (Dim Mak Records), et Cornelius sont bien présents pour nous rappeler que oui, ils nous ont retourné la tête, et oui, ils ont l'intention de continuer. Et c'est au long des 21 pistes de cet album que The Bloody Beetroots nous livrent une dance violente, une musique club de qualité mais pas seulement.

Derrière chaque chanson plane une idée, celle que ce duo n'est pas là que pour faire saigner nos oreilles mais cherche aussi à aller plus loin dans la composition... Pas forcément une réussite mais on apprécie la tentative notamment sur Have mercy on us où les teufeurs nous emmènent dans un univers baroque, chœurs dans une église et clavecin clinquant au menu. Sans pour autant se perdre en route, maintenant ce son club qui représente leur signature sonore, à l'image du sublime It's better a DJ on two turntables.
Et globalement, c'est un peu le leitmotiv de cet album : une envie de surprendre, en introduisant des mélodies soft pour ensuite balancer un gros son rave. Efficace pour sûr, mais de là à justifier vingt pistes... Non pas que cette schizophrénie sonore n'ait pas son intérêt. De surprenantes couleurs se dégagent de cet album, des sonorités originales et une vraie démarche artistique. On pense notamment à des morceaux comme Storm presque impressionniste et expérimental, ou encore à la poésie déconcertante de Little Stars, réalisée avec le Edbangerien Vicarious Bliss. Mais cette volonté d'intégrer une musique pseudo intello au sein de leur sphère club peut parfois sembler un peu désuète et presque ridicule, à coups de violons synthétisés peu convaincants qui feraient pâlir tous les Marquis de Sade (voir House n°84).

Cet album est en tout cas terre d'expérimentation et de rencontres pour le groupe avant tout, s'essayant à la pop expérimentale avec Make me blank, au hip hop sur Awesome en featuring avec The Cool Kids, et nous délivrant même un morceau intriguant et hypnotisant à l'inspiration vaudou (Theolonius).

Au final un album (trop) long, qui exploite les recettes déjà connues du groupe lors de leurs précédents EP, et qui construit avec fragilité les bases d'un univers singulier qui se cherche encore. On aurait aimé des remix, exercice auquel les deux trublions excellent. Peut-être une prochaine fois...



Chroniqué par ChristopheD
le 13/10/2009

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