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Mirko Loko

: Seventynine



sortie : 2009
label : Cadenza
style : Minimal house / deep house

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Tracklist :
1/ Sidonia
2/ Around The Angel
3/ Love Harmonic
4/ On Fire
5/ Astral Vacuum
6/ Bluebook
7/ Shadow
8/ Tahktok
9/ Le Monologue D'Orfeu
10/ Altrove
11/ You Know Wher

Luciano a décidément le flair d’un Don sicilien pour s’entourer et renforcer son clan. On ne compte plus les noms prestigieux qui figurent sur les macarons du label (Villalobos, Guy Gerber, Glimpse, etc). Pour la 37e sortie de Cadenza Records, son chef de file lance dans l’arène minimal house son nouveau protégé en la personne de l’Helvète Mirko Loko. Les présentations entre les deux hommes avaient déjà été faites l’année dernière avec l’EP au son maison Family conçu à quatre mains. Seul aux commandes cette fois-ci, Mirko Loko en profite pour signer son premier LP et se fait déjà une place dans le clan.

Le Suisse n’a peut être pas encore signé d’album mais il n’en est pas pour autant un jeune premier en matière de production. Ses sorties sur Planet E, Wagon Repair ou Border Community font déjà de lui un bon élément.
Confirmation dès les premières plages de Seventynine. On est d’emblée stupéfait par le travail réalisé sur la mise en ambiance. Mirko Loko introduit son propos de façon progressive, esquisse au fusain, étire les traits et nous installe tranquillement dans le morceau. On atteint des pics d’intensité comme sur On Fire ou Bluebook. L’élève est bien appliqué et veut bien faire, c’est évident.

C’est ensuite sur la spatialité des morceaux que le Suisse impressionne. A coups de nappes de synthés ou de chants cabalistiques, il vient gonfler l’esquisse, lui donner du relief, une âme en somme. Comme on se servirait du gaz pour faire voler une montgolfière, Mirko Loko souffle puis aspire ces chaudes nappes sonores d’arrière plan et nous fait voyager en pleine minimale. Au milieu du disque, sur Bluebook, une voix radio nous parle comme pour nous demander de descendre mais on est déjà bien loin. Shadow et son IDM plus percussive aux nappes de cordes rappelant Apparat nous fait prendre encore un peu plus d’altitude.

C’est sur Le Monologue d’Orfeu que l’on amorce la redescente. Le titre se perd en longueur. On y retrouve la même construction spatiale que sur les précédents morceaux (background planant, rythmique chaude et lancinante et samples de voix en premier plan) mais cette fois, c’est un peu celle de trop. C’est comme si on découvrait le pot-aux-roses. Une légère déception que la bonne impression d’ensemble rattrape tout de même.
Le disque se termine sur un ultime titre dancefloor très efficace qui ouvre les perspectives sur les possibilités musicales du producteur suisse.

En somme, Seventynine révèle les qualités de production de la nouvelle signature de Cadenza. Un premier album agréable, au caractère bien trempé mais qui demande encore à s’affirmer pour les prochaines sorties. Le potentiel est là en tout cas, c’est une certitude. Une bonne pioche supplémentaire pour Don Luciano.





Chroniqué par Damien
le 04/10/2009

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