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Fennesz

: Black Sea



sortie : 2008
label : Touch
style : Ambient

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Tracklist :
01/ Black Sea
02/ The Colour Of Three
03/ Perfume For Winter
04/ Grey Scale
05/ Glide
06/ Vacuum
07/ Glass Ceiling
08/ Saffron Revolution

Christian Fennesz s’amuserait-il à reproduire à travers ses albums le cycle des saisons... à rebours ? C’est ce que laisse penser son dernier essai en date : Black Sea.

Pour rappel, il y a d’abord eu Endless Summer en 2001 ; inutile de traduire le titre. Pochette orangée, sonorités chaudes et accueillantes : sans conteste l’album de la révélation pour l’autrichien, un véritable bijou à part dans le paysage ambient du moment. Il fut suivi trois ans plus tard d'un Venice extrêmement coloré. La douceur et à la naïveté printanière de l'album peinèrent cependant à convaincre sur la durée. C'est donc à Black Sea, son album hivernal, que revient la tâche de faire oublier cette première déception dans la discographie jusque là exemplaire de Fennesz.

Ne vous arrêtez pas au son des mouettes qui introduit l'album. On connaît Fennesz ; pas le genre à tomber aussi facilement dans les clichés. Black Sea rassurera d’emblée les déçus de Venice. Moins démonstratif, il met l’accent sur un dépouillement sonore et une plus grande sobriété confinant subtilement à la noirceur. Black Sea est un album sombre qui dévoile le côté le plus mélancolique de Fennesz. Pour autant, l’autrichien reste lui-même. Il ne profite pas de Black Sea pour révolutionner son style, ce que certains pourront regretter. Pas de surprise au programme, donc. On reste dans la droite continuité des deux albums précédents.

Les évolutions, si elles existent, restent très discrètes. Les nappes de guitare, à la texture reconnaissable entre mille, demeurent la base des compositions de l’autrichien, mais elles se font plus froides et lointaines. Certains titres introduisent même plutôt habilement des passages à la guitare sèche ou semi-acoustique d’une beauté hiémale (Black Sea, Grey Scale). Alors que ce genre d’excursion tombait à l’eau sur Venice, elles fonctionnent ici à merveille et enrichissent grandement les tons de l’album. Fennesz, à l’instar de Tim Hecker sur ses derniers albums, privilégie encore un peu plus l’aspect mélodique de sa musique. Ce choix, loin d’être une solution de facilité, s’avère salutaire.

De bout en bout, Black Sea distille une véritable émotion, sans surenchère d’effets. Il évoque, à travers ses paysages sonores glaciaux et cotonneux, un hiver où il est bon de se sentir transporter. Et qu’y a-t-il de plus sombre, de plus spirituel, qu'une immense mer gelée s'étendant à perte de vue ? L’artwork de Black Sea, comme la musique qu’il renferme, est une pure invitation au voyage en des contrées brumales.

Chroniqué par Mickael B.
le 23/06/2009

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