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Papercuts

: You Can Have What You Want



sortie : 2009
label : Gnomonsong
style : Pop

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Tracklist :
01/ Once We Walked In The Sunlight
02/ A Dictator's Lament
03/ The Machine Will Tell Us So
04/ A Peculiar Hallelujah
05/ Jet Plane
06/ Dead Love
07/ Future Primitive
08/ You Can Have What You Want
09/ The Void
10/ The Wolf

Avec ce troisième album, Papercuts le projet de Jason Roberts Quever, confirme la tendance actuelle : un retour en force des sonorités Dream Pop et Shoegaze du plus bel effet.



Après avoir enchaîné les démos dès le débuts de l’année 2000, Jason Roberts Quever, a sorti un premier album, Moking Bird en 2004 et plus récemment l’album Can Go Back en 2007 qui avait déjà fait une bonne percée dans les milieux identifiés. Si son précédent album était à l’image de ses collaborations avec la nouvelle garde de la scène néo-folk (Devandra Banhardt, Vetiver ou Grizzly Bear), Papercuts signe avec You Can Have What You Want un projet plus marqué par les influences des groupes qui ont fait la gloire de la Dream Pop et du Shoegaze au début des années 90. L’album n’hésite pas à mélanger les genres et les époques à l’image de Deerhunter, en proposant une parfaite collision entre les sonorités des années 60 (les synthétiseurs vintage et la basse digne d’un Paul McCartney en première ligne) et l’univers des années 80. Contrairement au groupe de Bradford Cox, les guitares et l’univers torturé n’est pas en vigueur, car Papercuts évolue d’avantage dans un répertoire de ballades, qui, si elles empruntent les sonorités des années 60, utilisent de manière efficace les mécanismes et le lyrisme immortalisé par Slowdive ou My Bloody Valentine. Un album qui pèche par son côté sautillant, mais qui en impose du côté des mélodies et des ambiances. Des compositions à écouter avec recueillement et qui disposent de cette capacité d’accrocher son auditeur dès les premières notes. Papercuts illustre parfaitement la tendance d’une nouvelle génération de musiciens influencés par les différents mouvements musicaux de ces trente dernières années. Une génération d’artistes aussi marqués par les ballades sucrées qui ont animées les années 60 que par l’introspection et la contemplation véhiculées par des groupes tels Dead Can Dance, My Bloody Valentine ou Spectrum. You Can Have What You Want est un album homogène construit dont l'univers évoque des formations écossaises tels que Camera Obscura ou Belle & Sebastian. Une mention particulière pour le titre Once We Walked In The Sunlight, clin d’œil au groupe de Kevin Shields mais aussi You Can Have What You Want, qui de par le timbre de voix utilisé rappelle les très belles ballades des Smashing Pumpkins que l’on retrouve dans le double album Melon Collie and The Infinite Sadness.



Avec cet album d’une quarantaine de minutes, Papercuts signe une des bandes son de ce printemps 2009. Un tournant aux accents Dream Pop pour un artiste plutôt habitué à frapper du côté du folk. Une nouvelle direction qui confirme le retour de ce genre sacralisé par des générations de musiciens et que désormais de jeunes artistes n’hésitent pas à s’approprier avec talent, pour lui donner une nouvelle âme.


Chroniqué par Guillaume C.
le 09/05/2009

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