Accueil | dMute

Yagya

: Rigning



sortie : 2009
label : Sending Orbs
style : Ambient / Dub-Techno / Deep-Techno

achat/téléchargement

Tracklist :
01/ Rigning Einn
02/ Rigning Tvö
03/ Rigning þrjú
04/ Rigning Fjórir
05/ Rigning Fimm
06/ Rigning Sex
07/ Rigning Sjö
08/ Rigning Átta
09/ Rigning Níu
10/ Rigning Tíu

Rigning, dernière sortie du label néerlandais Sending Orbs et troisième opus de Aðalsteinn Guðmundsson alias Yagya, signifie "la pluie" en Islandais, l'idiome d'origine de l'artiste. Et lorsque s'ouvre ce disque on sent effectivement à l'heure de gratter quelques mots pour ce billet qu'on tient, une nouvelle fois, un album de saison.

Dès la première écoute, une moiteur enveloppante doublée d'une sourde langueur, toutes à la fois redoutées et attendues, dont l'idée même nous habite en fait depuis des mois maintenant, s'immiscent là dans le réel d'une matinée hivernale et pluvieuse.
Au fil de ces morceaux, dix chiffres pour dix titres qui ne font qu'un, coulants (Tíu), ruisselants, inondants même (on sent la ville calmement noyée sur Fjórir), Yagya donne, entre mélancolie vaporeuse et frissons de bonheur, mille et une raisons de rester cloîtré chez soi, un casque audio rivé sur les oreilles.

Techno minimale éthérée tout en profondeur (þrjú et l'orageux Sjö), dub organique (Ein) et lavis ambient contrasté et gracile (l'enchaînement à mi-parcours de Fimm et Sex est bouleversant de finesse) se relaient alors pour tisser la toile de fond d'une promenade mentale quasi métaphysique au creux d'un monde envapé où chaque son, feutré (omniprésence des basses roulées dans la ouate) et aqueux, vous donne l'impression d'être en totale sécurité. Dans une vague incessante de désirs optimistes, ressac vertigineux et inlassable de chaleur amniotique, on est comme poussé à éprouver différemment cet entrelacs personnel de situations minuscules et tordues dont l'existence est parsemée.

Rigning décline ainsi en dix mesures, une musique sans paroles et poétique, entre spleen et idéal, porteuse d'une certaine forme de sagesse et d'insouciance forgeant un respect sans fard vis à vis de ce personnage à part, Yagya, qui donne là toute l'ampleur de son talent. Avec grâce et humil(d)ité.


Chroniqué par Yvan
le 20/02/2009

Partager cet article :


A lire également sur dMute :
Blog
Florilège musicopathe
Episode #1



4 commentaires

par bakir (le 25/02/2009)
je crois qu'on est tous d'accord ?
Euh ?
Ca nous change des "conseils" de tehanor...

par Zenweed (le 21/02/2009)
Déjà ses deux premiers albums étaient très bon, mais pour son troisième album Yagya à vraiment fait fort. Un CD très touchant, relaxant qui accompagne à merveille une belle soirée d'hiver..

Et puis difficile en même temps d'être déçu par le label Sending Orbs, qui ne sort que des disques d'une grande qualité. D'ailleurs, j'attends le nouveau Secede avec impatience.

par Tatoine (le 21/02/2009)
J'avoue que cet album possède un je-ne-sais-quoi très appréciable. Je ne pensais pas qu'un album si minimaliste puisse tourner autant sur ma platine. A son écoute, on passe du spleen a une sensation de quiétude. Dans tous les cas, on ressent cet sorte de karma islandais si caractéristique.

par Fab1 (le 21/02/2009)
Assurément un des albums de l'année...déjà !
Laissez un commentaire
Nom (obligatoire)
Mail (ne sera pas publié) (obligatoire)
Site web (facultatif) Recopier le code ci-dessous (obligatoire)



lun. 25/09 - Blog
Feldub - Class War
jeu. 21/09 - Blog
Ease the Soul - Unconscious
ven. 15/09 - Interview
Interview avec Ruelgo
ven. 25/08 - Chronique
Grizzly Bear - Painted Ruins
dim. 20/08 - Chronique
Lawrence English - Cruel Optimism
mer. 16/08 - Chronique
Shannon Wright - Division
mer. 02/08 - Blog
Cornelius - If You're Here
lun. 24/07 - Chronique
Ici et Lui - Punk Prodige
 newsletter : 
ok





Equipe/Contact  |  Partenaires  |  Présentation  |  Crédits  |  Newsletters