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Keef Baker

: Pen Fifteen



sortie : 2009
label : Hymen
style : IDM / Drone Doom

Tracklist :
1-01/ Getting Older
1-02/ Dead End
1-03/ Skellington
1-04/ The East Is Not The Enemy
1-05/ Sailing The Goat Sea
1-06/ Mr Snugglebunny's Happy Paradise Is Slowly Turned Inside Out
1-07/ Big Dick Bricks Covered In Sick
1-08/ Mintymart Overdraft
1-0

Après avoir écumé les grandes maisons du genre (n5MD, Ad Noiseam, Hymen), Keef Baker revient avec un album d'IDM très personnel : Pen Fifteen. Audacieux, le bassiste de profession trouve un compromis entre mélodies ambiantes et... riffs de metal. "Je préfère me sentir capable de concrétiser ce vers quoi l'écriture me pousse plutôt que de me soucier de savoir si quelque chose marchera ou non auprès du public" se défend Keef. "Après tout, les meilleures expérimentations viennent lorsque l'on n'essaie pas d'expérimenter."

Le mélange est risqué, mais le résultat est probant. Les mélodies à la Gridlock, dont Keef Baker s'inspire ouvertement, viennent trouver dans les guitares saturées un poids qui n'a nul équivalent. Bien sûr, l'anglais n'est pas le premier à s'y essayer. Aaron Spectre avait bien senti, avec son projet Drumcorps, à quel point l'énergie du hardcore s'allierait avec merveille avec celle du breakcore. Keef Baker, lui, va chercher à l'opposé : du côté des riffs lourds et oppressants du drone doom ou du sludge.

Le bonhomme a beau aimer le jazz "ultra-technique", Pen Fifteen ne donne ni dans l'excès, ni dans l'excentricité. "Il est possible de stériliser le cœur de votre musique" concède Keef, "mais l'un de vos objectifs en tant que musicien devrait être de faire en sorte que cela n'arrive pas. Surtout en IDM, un courant qui se soucie tellement de la production et de la texture de ses sons qu'il peut parfois perdre de vue la musique elle-même." Vous l'aurez compris, le fait d'être bassiste et de faire de l'IDM n'amène pas systématiquement à produire des choses aussi indigestes que Squarepusher. "Par beaucoup d'aspects, l'IDM est l'équivalent du jazz pour les musiciens électroniques" continue Keef. "Les gens qui savent bien jouer vont vers le jazz ; certains, comme Miles Davis, gardent l'âme de leur musique, d'autres deviennent juste des machines à écrire musicales ultra-rapides."

Keef Baker n'est pas seulement un bon compositeur. C'est aussi un musicien qui attache une grande importance à l'improvisation live. "Je sais généralement comment la première minute ou les 30 premières secondes d'un set partent, et je joue avec l'instant. Je décide sur-le-champ du set, puis je modifie l'atmosphère et la vitesse selon le temps qui m'est imparti et la vibe que je reçois du public." Une œuvre figée comme celle-ci ne saurait créditer ses dires mais l'artiste, dans le soucis sûrement de montrer à quoi peuvent ressembler ses prestations, offre avec cet album un second CD : une heure de mix divisée en douze pistes de cinq minutes chacune. Cette seconde partie s'avère certes moins intéressante à écouter, mais donne un aperçu alléchant de quoi est capable l'énergumène sur une scène.

Pen Fifteen constitue donc l'occasion d'ajouter à votre discothèque un bon album d'IDM et à votre liste de lives à guetter un nouveau nom.

Chroniqué par Tehanor
le 13/02/2009

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