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Telefon Tel Aviv

: Immolate Yourself



sortie : 2009
label : BPitch Control
style : Electro-pop

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Tracklist :
01/ The Birds
02/ Your Mouth
03/ M
04/ Helen of Troy
05/ Mostly Translucent
06/ Stay Away from Being Maybe
07/ Made a Tree on the Wold
08/ Your Every Idol
09/ You Are the Worst Thing in the World
10/ Immolate Yourself

Charlie Cooper est mort. A 31 ans, la moitié de Telefon Tel Aviv s'est éteinte. Une semaine avant, le groupe sortait donc son dernier album, Immolate Yourself, avec une nette différence, comparée aux productions précédentes.

Car Telefon Tel Aviv a évolué. Comme chacun d’entre nous sur cette Terre, un groupe, un artiste se doit de grandir, de passer un cap. Cette évolution n’est d’ailleurs pas toujours forcée. Elle résulte plus souvent d’une croissance naturelle, d’une avancée dans le temps faite d’expériences et de rencontres. Réfléchissez une seconde au premier disque que vous vous êtes acheté. Le single de Gala, Free from Desire. Qui dit mieux ?

Les goûts changent, évoluent, mais pas toujours dans le bon sens. Jusqu’ici, Telefon Tel Aviv n’avait laissé que peu de déchets. Que dire de l’immense Farhenreit Fair Enough, qui a marqué de son empreinte le style click n’cuts, du plus diversifié Map of what is effortless, du tout aussi réussi Immediate Action, et plus récemment, de la belle performance avec Remixes Compiled ? Autant de raisons qui font de la sortie d’Immolate Yourself un événement. Sauf que...

Sauf que l’évolution a poussé Charlie Cooper et Joshua Eustis à prendre un virage pop. Pas de quoi s’inquiéter, certains ayant plutôt réussi dans ce domaine. Le Walls d’Apparat en est le parfait exemple. Sensuel, équilibré et frais. On n’en dira pas autant d’Immolate Yourself.

L’entâme est pourtant agréable. De l’électro pop tailladé jusqu’au sang par des beats puissants et des synthés démontés. Des déchirures que même les voix séquencées, présentes sur tous les morceaux, ne parviennent à panser. Différent du Telefon auquel on était habitué, mais pas désagréable. Jusqu’à l’accident.

L’accident Helen of Troy, où l’on croirait retrouver un peu de l’infâme Sexuality de Tellier. Un revival des années 80 avec tout ce qu’on y faisait de plus moche. Synthés crades et beat façon boîte à rythme de DanceEjay. Idem pour Stay away from being maybe. Mais le pire reste à venir avec l’inutile Your every Idol ou You are the worst thing in the world, qui porte terriblement bien son nom à en juger par le sample de K2000 et la voix immonde.

Dans l’évolution de Telefon on peut tout de même saluer quelques bons aspects. Certaines pistes apportent ce petit changement agréable, cette preuve, s’il en fallait une, que les Américains peuvent exceller dans un autre registre que leur habituel click n’cuts. Mais la déception l’emporte. La frustration même.

On ne retiendra que le meilleur de Telefon, l'époque où ils nous ont fait rêver. Un grand merci.

Chroniqué par Camille
le 27/01/2009

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Fahrenheit Fair Enough
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8 commentaires afficher tous les commentaires

par Fab1 (le 07/01/2011)
En tout cas rien à voir avec leur premier album "Farenheit Fair Enough", assurément dans mon top 10 de tous les temps...en fait ils n'ont fait qu'un vrai bon album pour moi. Sans oublier l'EP "Immediate action #8".

par brad (le 04/01/2011)
Critique un peu dur. Je ne connaissai Telefon, j'adore certaines perles New wave 80 et autant pour faire dans le cliché que l'exellent je citerai le célébre "goodbye horses" de Q lazzarus pour appuyer le fait que cet album est tout simplement riche, écoute apres écoute et qu'il est admirable de trouver de tel disque a notre époque. La maitrise et proportionnelle a la demarche. Une douce lumiere de retrospection émane de toute cette noirceur. Un disque majeur qui finira certainement chez les collectionneurs dans une dizaines d'années, un bijou bien ciselé oublié dans un vieux grenier.

par Fab1 (le 25/03/2009)
Pour la prise de risque, écoute plutôt Farenheit Fair Enough, le meilleur album du duo, et de loin !

par Marko (le 25/03/2009)
Je ne suis pas d'accord avec cette critique d'album qui est la critique que j'aurais pu formuler si je n'avais pas insisté en écoutant cet album plus en profondeur. En faisant un petit effort d'adaptation, on découvre un album complexe et intéréssant, certes différent, mais où très peu de chansons sont à jeter, voire aucune. Helen Of Troy ne m'a jamais fait penser à Sexuality de Tellier, que j'ai pourtant écouté plusieurs fois. Birds est une perle, ainsi que Your Mouth. Mostly Translucent me transporte. Le travail sur les ambiances me paraît énorme, bien que le côté rythmé et carré soit très soigné aussi.J'ai peut être mauvais goût mais je trouve cet album absolument réussi, et c'est même rassurant que des artistes continuent à faire prendre des risques à la musique éléctronique.

par Joshua (le 30/01/2009)
Bon, allons y considérons cela effectivement comme un virage pop, en fait on aurait tout aussi bien pu dire New Wave dans ce cas…
Il faut alors comparer ce qui est comparable, parce que là, ça ne colle pas. Reprocher une évolution soit, mais la reprocher parce qu’elle ne s’inscrit pas dans une lignée…très moyen.
Je m’insurge contre la dénomination accident, peut être choc il y a et trop violent pour les habitudes justement, pour ma part Hellen of troy m’évoque d’avantage les Stranglers (Always the Sun) avec une pointe de Dein Lakaien.
En ce qui concerne You are the worst thing in the world il tend simplement vers du pur jus Tuxedomoon, mais d’actualité et allie organique, émotions et machines, divinement bien.
Les victimes des clichés des années 80 ne sont pas toujours celles que l’on croit…
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