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Eero Johannes

: Eero Johannes



sortie : 2008
label : Planet Mu
style : Synth-pop / Skweee

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Tracklist :
A1/ Lipton Service Boy
A2/ HAL Manifesto
A3/ We Could Be Skweeeroes
B1/ Finnrexin
B2/ Natt I Spårvagnen
B3/ Sumuhumus
C1/ Mobile 363 (feat. Lauri Solin)
C2/ Eläin
C3/ Tonewash
D1/ Katt Witt 700 Watts
D2/ Mantik
D3/ Hiisi
D4/ Polka Plok

Le label de Mike Paradinas a ces derniers temps beaucoup misé sur le dubstep pour renouveler sa ligne musicale. Même si de très bonnes choses sont issues de ce choix, on avait un peu peur quant à la capacité du label à se recréer après la fin de l’IDM estampillée 90’s. Il est évident que ce n’est pas Eero Johannes qui va relancer la machine dans cette deuxième moitié de 2008. Ce jeune finlandais s’inscrit dans un style émergent : le scandinavian skweee (une sorte d’electro-dub très funky et acid). On est donc bien content d’écouter quelque chose d’un peu différent en provenance de la planète µ.

Que les amateurs de décrochage de cervicale ou de perçage de tympan s’éloignent ! C’est de la pop qui est injectée dans les circuits. C’est d’ailleurs sur un véritable "tube" que s’ouvre l’album d’Eero Johannes : Lipton Service Boy. Alors, bien sûr, il y a comme un plaisir coupable à écouter ce morceau. Lipton Service Boy est sûrement plus proche d’une chanson de Marc Lavoine que de la chute de Venetian Snares mais n’empêche, la curiosité est piquée et le titre s’écoute sans problème. Le reste de la face est un peu plus technique mais toujours aussi catchy. Un robot discute avec des synthés sur HAL Manifesto ; un lead incisif surplombe un groove vocal sur We could be Skweeeroes. Quand démarre la basse funky, on se dit que Squarepusher n’est pas si loin (période Hello Everything). La face B est peut-être de moins bonne facture, mais les morceaux s’écoutent sans déplaisir et aucune faute de goût n’est à déplorer (pour peu que votre tolérance du kitsch ne soit pas trop limitée).

Le deuxième vinyle s’ouvre sur le morceau qui m’a eu : Mobile 363. Tout y est, de la petite mélodie minimaliste jusqu’au groove qui sait partir avant de relancer la chanson quand il le faut. Sur ce morceau en particulier comme sur l’album en général, les parties rythmiques sont remarquables. Elles se permettent de faire un peu plus dans la finesse que sur beaucoup de productions récentes. Plus de variations, moins de tabassage en règle, tout cela est appréciable. Eläin et Tonewash sont un peu moins flamboyants, mais à nouveau, ça passe tout seul.

La dernière face contient peut-être la seule faute de cet album : Katt Witt 700 Watts. Sur un boom-klap bien basique se déploie une basse peu inspirée. Le reste n’apporte pas grand-chose à la sauce ; on se lasse bien vite. Heureusement, Mantik reprend le rythme de croisière. Plus rapide, plus léger, on se laisse faire. C’est presque du Pluxus ou du I am robot and proud. Après un court interlude, l’album s’achève sur une petite mélodie sympa mais un peu insipide…

A l’issue de l’écoute, on est partagé. L’attente d’un nouveau classique de l’IDM, tel que le label a pu en produire par le passé, reste intacte. Mais notre skeeeroes finlandais livre ici un très bon premier album. Bien que sortant des normes µ, il se laisse apprécier et possède sa propre personnalité. Une bonne pioche donc…

Chroniqué par Runciter
le 05/01/2009

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