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Gong Gong

: Mary's Spring



sortie : 2008
label : Fcom
style : Electro ludique

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Tracklist :
01/ Beatle Fish
02/ Pinocchio feat. Fred. Nando Faruggia
03/ To Anything Different
04/ Coline
05/ Witch Box
06/ Caravane feat. Fred. Nando Faruggia
07/ Mary's Spring
08/ Ladies & Rabbits
09/ A Pas Feutrés
10/ June
11/ Birds In Books

A l’occasion de leur venue sur leurs terres nantaises pour le festival Scopitone, il me semblait intéressant de réécouter Mary’s Spring et de reprendre les quelques lignes écrites et jamais achevées de cette chronique. Trois ans après Laughing with the moon, album auquel je n’avais pas vraiment adhéré, Thomas Baudriller et Jean-Christophe Baudouin transforment leur deuxième essai. Le duo nantais propose cette musique inclassable élaborée avec une base d’innombrables samples, le tout posé sur une rythmique tantôt basique, tantôt extravagante.

L’ouverture de l’album se fait bizarrement, par la visite des fonds d’un aquarium nourris à l’opium. Beatle fish amène à la rencontre d’une faune et flore sous-marine jusqu’ici jamais explorée, vierge de toute influence externe. Pas de repères donc qui pourraient permettre de rattacher à une identité connue, une espèce déjà identifiée… Gong Gong ne ressemble à personne, sauf peut-être à lui-même… Et encore. Le duo nantais propose une véritable découverte, pas un pseudo safari musical où les sons seraient parqués dans une réserve soi-disant naturelle. Il ose apprivoiser la nature comme un instrument déclinable à l’infini. Un monde sans frontière.

On appréciera plus les titres « faciles » comme A pas feutrés ou Witch box, utilisant une structure plus commune, ou l’atmosphère des Boards of Canada sur Coline. Non que je sois réfractaire à la nouveauté, loin de là. Tous les gouts sont dans la nature. Si Gong Gong était une mode vestimentaire, je me plairais à l’admirer et trouverais ça rigolo, sans pour autant y adhérer. Comme ce type avec sa veste en tweed là-bas. Ça lui va bien… Mais je n’oserais pas.

On se perd un peu dans bazar électronique. Pour autant Mary’s Spring n’agresse jamais l’oreille et amène chaque changement en douceur. L’album est séduisant mais n’apporte pas une pleine satisfaction. On reste sur sa faim. Mary’s Spring est comme un plat trop épicé, où la langue se perd dans les saveurs et ne sait quoi retenir. Pour autant, on rigole bien.

Chroniqué par Camille
le 07/09/2008

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