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Jennifer Cardini

: Feeling Strange



sortie : 2008
label : Kompakt
style : Techno minimale

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Tracklist :
01/ Sometimes I'm Sad For A Few Seconds (Robert Lippok Remix)
02/ Rework - Love Love Love Yeah (Chloe Remix)
03/ Adam Kroll - Drac
04/ Joeski - All By Myself
05/ Maurizio - M-4
06/ Lawrence - Place To Be (Daniel Stefanik Remix)
07/ Jamie Llo

Deuxième mix de Jennifer Cardini après Lust sorti en 2005, Feeling Strange vient confirmer tout le bien que l’on pense de la Djette française. Ambassadrice malgré elle de la scène techno française, la jeune femme continue son chemin chez Kompakt et trimballe toujours ses galettes dans le monde entier.

Musique hypnotique, la techno minimale de Jennifer Cardini est addictive. La répétition des sons, la lenteur des progressions et le calme apparent entrainent l'esprit dans un faux rythme. On se croirait après un hoquet de 20 minutes. Chacun s’évertue à le faire disparaitre, mais une fois qu’il s’arrête, tout individu ressent comme un manque, un vertige sans nom. L’avantage de Cardini par rapport aux contractions respiratoires, c’est que l’on peut choisir à tout moment de rejouer le disque sans crainte de voir ses abdominaux exploser. Ceux que la musique électronique ne passionne pas se plaisent à dire que les pistes de Cardini sont dangereuses, qu'elles pourraient conduire à un malaise. Pas faux...

Avouons le clairement, la minimale n'est pas vraiment ma tasse de thé, lui préférant la caféine de la deep, même si tourner le dos à Richie Hawtin est impossible. Mais Cardini m’a fait découvrir que sa musique pouvait se consommer doucement mais en dose conséquente. A l’image des cinq premiers morceaux qui ne restent pas enfermés dans le carcan minimal, s’évadant dans des considérations plus larges, d’un son calme et profond qui résonne dans tout le corps. La piste Drac d'Adam Kroll flirte même avec des notes de transe, lui donnant un aspect aérien agréable.

Dommage que la partie "centrale" du mix, plus house, soit moins intéressante que l'entame, peinant par son manque de rebondissements. On sent quelques longueurs dans ce set qui se dévoile à nouveau sur la fin. Pourtant Cardini ne se contente pas d'un son minimal et s'aventure sur d'autres terrains, comme avec Principles of Geometry, où elle revisite un électro disco convaincant.

Les passages On the run ou So let it be house auront raison de ma patience et même de ma fainéantise, m'obligeant à me lever pour presser le bouton Next, télécommande égarée oblige. Idem pour Emotion qui m'incite à sortir du canapé pour flirter avec la touche Previous et ainsi réécouter l'œuvre progressive. Le remix d'Arcadia d'Apparat clôture joliment le mix, même si je dois avouer être fatigué de ce morceau.

Malgré des périodes un peu poussives aux sonorités house où l’on s’ennuie un peu, Jennifer Cardini produit ici un son propre, parfaitement enchainé et dangereusement addictif. Dommage que le passage à vide ne parvienne pas à capter l’attention.



Chroniqué par Camille
le 16/08/2008

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