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Vordul Mega

: Megagraphitti



sortie : 2008
label : Backwoodz Studioz
style : Hip-hop

achat/téléchargement

Tracklist :
01/ Stay Conscious
02/ AK-47 (ft. Vast Aire)
03/ Opium Scripts (ft. Billy Woods)
04/ Hattori Hanzo
05/ Air Battery (ft. Tommy Gun & Billy Woods)
06/ Trigganomics
07/ Broken Halo (ft. Invizzible Men & Hi-Coup)
08/ Light
09/ In The Mirror (ft. Vast

Cannibal OxThe Cold Vein. Voilà un album qui a fait passer beaucoup de bons de moments aux amateurs de hip hop. Une claque façon Enter the Wu-Tang ou Funcrusher Plus, version 2000. Mais que reste t-il de ce groupe et de son unique album ? Sept ans après, il n’y a malheureusement que le producteur El-P qui a continué à nous fournir du son qui tâche, dans la logique continuité de son énorme travail sur The Cold Vein. Du côté des deux MCs, c’est beaucoup plus léger. Pour Vast Aire, ce sont trois albums relativement anecdotiques (dont un en duo avec Karniege), et plus ou moins le même constat pour sa moitié Vordul Mega et son Revolution of Yung Havoks sorti en 2004.

Sans El-P aux manettes, c’est quand même plus difficile de sortir un chef d’œuvre à chaque album. Mais Vordul Mega est l’un des rappeurs new-yorkais les plus doués, et il revient cet été avec un deuxième album solo, Megagraphitti. Et on ne va pas passer à côté.

Pour commencer, une bonne surprise qui nous vient du Canada, par l’intermédiaire de Zach One, producteur sortant de nulle part et qui produit deux des meilleurs morceaux du disque, le premier, Stay Conscious, et le dernier, qui fait office de single, Megagraphitti. Deux morceaux au beat simpliste et au BPM lent, mais qui mettent le flow de Vordul en valeur, très à l’aise. C’est ce schéma là qui fera les quelques réussites de l’album. Je me répète : Vordul est un bon MC. Et c’est sur des morceaux comme Opium Scripts que l’on s’en rend d’autant plus compte. Pas forcément sur le couplet de Vordul même, mais plutôt dans la comparaison avec celui avec son compère Billy Woods, qui est, il faut le dire, bien à la ramasse… « outshine », c’est comme ça qu’on dit non ?

D’ailleurs, hormis cet Opium Scripts dont la présence de Woods entache un peu le morceau, nous avons le droit à un bon début d’album. Stay Conscious donc, mais aussi AK-47, produite par Opto, collaboration réussie entre Vordul et Vast Aire, et Hattori Hanzo de DJ Marmaduke. La suite se gâte. Des titres surchargés, comme Air Battery, dont l’abus de samples de soul donne mal au crâne, de même pour Broken Halo, production angoissante de Lex Boogie qui se voudrait agressive mais cela ne prend pas. Toujours étouffante, celle de Sid Roams sur In The Mirrors, duo avec Vast Aire mais qui reste correcte cependant.

Quoi d’autre ? Ah, un titre composé par Bronze Nazareth, le producteur Wu-Tang en vogue de ces dernières années ? Chouette ! Manque de pot, le saligot nous ressort son vieux beat samplant le tube de Ini Kamoze, Here Comes The Hotstepper, déjà entendu sur Livin’ Like Dat de Afu Ra (j’fais mon malin là mais il m’a fallu me retaper sa disco au père Fu-Ra avant de retrouver le morceau en question). Déterrage vicieux d’autant plus que c’était beaucoup mieux avec Afu-Ra et Masta Killa dessus.

Petite coupure avec Light, une interlude 100% instrumentale proposée par Bond, au milieu de l’album, 1 minute 16 de mauvais goût, pour qui, pourquoi ?Le producteur de Long Island, Ravage, assure avec Learn , où Vordul enchaîne seul pendant deux minutes, pas de refrains chantés inutiles, pas de fioritures, strictly boom bap, appréciable. Ah, un morceau du roukmout El-P ! Juste un serais-je tenté de dire… Sans surprise, c’est de loin la production qui fait preuve de plus d’originalité et qui change du boom-bap traditionnel (parfois très bon, certes) des autres titres. A noter la forte présence d’invités (Hi-Coup, Billy Woods, Tommy Gun, Inivizzible Men…) mais aucun n’apportera grand chose, les meilleurs titres sont pour la plupart ceux où Vordul se retrouve seul (les deux titres avec Vast Aire restant sympas).

Bref, pas mal de bonnes choses pour autant dont on se seraient bien passées. Et il est là le problème : ce syndrome bien trop courant du « il est pas mal ce disque » mais dont on sait déjà très bien que l’on ne le ressortira que très rarement voir même jamais. Beaucoup (trop?) de monde autour de ce disque, que ce soit en terme d'invités ou de producteurs, mais trop peu de valeur sûre ou de bonne surprise. L'unique point satisfaisant du début à la fin restant le MC principal. Un album de rap new yorkais traditionnel de plutôt bonne facture donc… Après, c’est à vous de voir.



Chroniqué par Lebowski
le 11/08/2008

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