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Filastine

: Burn It!



sortie : 2007
label : Jarring Effects
style : Electro-hip-hop oriental

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Tracklist :
01/ Hello, my name is...
02/ Quemalo ya
03/ Palmarès
04/ Splinter faction delight
05/ Judas goat
06/ Lucre
07/ The last redoubt
08/ Crescent occupation
09/ Autology
10/ This is a fight
11/ Boca de ouro
12/ Get on that bullhorn
13/ Dance of the

Maître percussionniste et producteur originaire de Seattle, Grey Filastine, à l'inverse de nombre d'électroniciens sédentaires, est une espèce d'activiste apatride qui trimbale machines, micros et tambours dans un caddie, écumant les squats du monde entier. D'abord connu comme le leader de la batucada Infernal Noise Brigade, agitatrice attitrée des sommets anti-G8, sa carrière solo commence véritablement lorsqu'il croise à Boston la route d'un autre musicien itinérant. Un certain DJ/Rupture, qui le signe dans la foulée sur son label madrilène Soot Records en 2006, avant d'être réédité la même année au Japon par ROMZ. Puis dans nos contrées en 2007 par Jarring Effects, qui continue ainsi d'ouvrir son catalogue à l'étranger.

Distribution internationale, tracklist multilingue, musique sans frontière, pas étonnant donc que Burn It invoque le voyage, à grand renfort de samples glanés ça et là au cours de ses périples (quelques exemples perso de field recording sont disponibles sur son site), avec une prédilection pour le monde arabe, du Maghreb aux contreforts de l'Himalaya. Les instrumentations appartiennent plutôt à un registre electro-hip-hop, voire illbient, avec ses beats complexes et déstructurés au son mate. Les textes, en Espagnol, Portuguais (Boca de Ouro, un vrai tube), Anglais, Arabe ou Français (le surprenant et singulier Palmarès), sont rappés ou chantés et se veulent engagés. Il est question ici de bombes, de George W. Bush, de géopolitique ou de globalisation, sur un ton vindicatif où souffle un vent révolutionnaire. Mondialisation culturelle contre capitalisme libéral international, voilà en quelque sorte le mot d'ordre.

La rythmique, très dense, est le pivot de cette musique "brune" (dixit son compositeur) et granuleuse, relevant autant des traditions latines et arabe que de la culture digitale. L'exemple le plus frappant étant le titre Dance of the Garbageman, véritable hybride de batucada et de rythmes gnawa, capable de faire danser les peuples de la terre entière, dans la pure tradition du "global sound". Et c'est à présent au tour de la France, dont il sillonnera les routes jusqu'en avril avant d'attaquer le sud du continent africain...

Chroniqué par Rafiralfiro
le 22/02/2008

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