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Moriarty

: Gee whiz, but this is a lonesome town



sortie : 2007
label : Naïve
style : Folk - Country - Blues

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Tracklist :
01/ Jimmy
02/ Lovelinesse
03/ Private Lily
04/ Motel
05/ Animals can't laugh
06/ (...)
07/ Cottonflowers
08/ Whiteman's ballad
09/ Tagone-Ura
10/ Fireday
11/ OshKosh Bend
12/ Jaywalker (Song For Beryl)

« J’ai quelque chose à vous faire écouter. Cette piste est incroyable. Ils s’appellent Moriarty, c’est un groupe franco-américain. » Petite soirée entre amis, assis autour d’une table à siroter une grenadine à l’eau. Les accords commencent… Par respect, tout le monde se tait pour écouter la chanson, et ne pas vexer Guillaume, qui paraît attaché à cette mélodie autant qu’à sa copine. Le silence se fait naturellement et les accords de Jimmy caressent nos oreilles.

Le plus souvent, les discussions reprennent rapidement le dessus et peu de gens donnent finalement leur avis. Pas ce soir-là. L’harmonica apaise les tensions du voyage, de la semaine passée. La voix incroyable de Rosemary Moriarty (La Diva) brise le silence, et chacun d’entre nous cherche un endroit confortable où poser sa tête. Jimmy s’achève, la soirée reprend son cours et Guillaume porte un sourire satisfait de sa découverte.

Bienvenue dans l’univers de Moriarty, le héros de Kerouac ou ennemi juré de Sherlock Holmes (et autres...), où la folk, la country et le blues revêtent leur robe de chambre et chaussons, pour se transformer en comptine pour enfants. Assis au bord du lit d’un bambin assoupi, Moriarty lui chante la vie. Gee whiz but this is a lonesome town premier album indispensable, à glisser dans toutes les cdthèques.

Choc intemporel entre des mélodies empreintes de modernité et une voix directement sortie d’un cabaret des années 30. Choc ethnique pour un groupe formé en 1995 par six musiciens d’origine américaine, française, suisse et vietnamienne. Les influences s’entrechoquent puis se réconcilient pour finalement créer un univers envoûtant. Le groupe chante son Amérique à lui, à coup de guitare, harmonica, guimbarde et violon.

En plus de l’incroyable Jimmy, je craque pour Private Lily où la voix de La Diva prend tout son sens. L’histoire d’une gamine paumée de 19 ans qui s’engage dans l’armée. La poésie de Cottonflowers ne laisse pas insensible. La fin de l’album sonne comme une halte dans un atelier jazz, à l’image d’OshKosh Bend ou de la main tendue au piano pour la magnifique clôture Jaywalker.

La mise en scène est signée Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, des Deschiens et apporte sur scène une palette d’accessoires originaux. Original jusqu’au bout, Moriarty, un groupe à écouter en pick-up sur la Route 66, comme en 205 sur la départementale 978 entre Nevers et Château-Chinon.


Chroniqué par Camille
le 20/02/2008

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