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Les Georges Leningrad

: Sangue puro



sortie : 2006
label : Tomlab
style : free-punk electro

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Tracklist :
01/ Sangue Puro
02/ Skulls In The Closet
03/ Scissorhands
04/ Ennio Morricone
05/ Eli Eli Lamma Sabachtani
06/ Mammal Beats
07/ Sleek Answer
08/ Mange Avec Tes Doigts
09/ Lonely Lonely
10/ The Future For Less

Vous souvenez-vous de Black Eskimo ? A l’époque, les Georges commençaient seulement leur escapade à trois, ce free-punk électr-anisé -ou « rock pétrochimique » pour reprendre leur propre expression-, fait de guitares déglinguées, de voix énervées, et de ritournelles synthétisées. Par rapport à son grand-frère, Sangue Puro est moins artisanal : les Georges ont appris à se poser dans la durée, créant une tension qui donne à leur musique tout son habillage. Les morceaux sont plus aboutis, plus « efficaces » au niveau de l’énergie déployée. Comme par exemple le premier titre (éponyme), qui commence par une minute vingt d’étirements tout en guitares et beats "kraftwerkiens", progressivement rendus fous par une batterie persistante. Au final apparaît un album mieux équilibré, mais aussi …un poil plus sombre. Impression d’ailleurs confirmée par les auteurs en personne (cf notre interview). Rassurez-vous, loin s’en faut pour qu’on leur arrache leur « côté punk » : Skulls in the closets, morceau hanté par les râles de Poney, la chanteuse, est une longue incantation qui n’est pas sans rappeler, entre autres, le Futurama de Metal urbain ; Lonely Lonely déchaîne ses borborigmes primitifs sur fond de beats aborigènes ; Mammal Beats, enfin, répand cris d’éléphants et rugissements de tigres, exhortant l’auditeur à renouer avec son instinct animal. Tout ceci est du second degré : les Georges ne portent pas de message politique, l’objectif est bien plutôt le défoulement et la franche rigolade. En témoignent les paroles, des délires de rimes cousues ensemble dont le point commun est de n’avoir aucun sens hormis le plaisir jubilatoire de dire n’importe quoi : « Montre moi le chinois, ton minois de sparadrap, ton allure de débraille de canaille ! Tête de noix ! Tu putois ! » (extrait de Mange avec les doigts). Une seule chose manquera à ceux qui auront l’album en mains : le live, un vrai spectacle où les trois affreux costumés -Poney en robe de léopard, Bobo et Mingo en hommes masqués – se déchaînent en tornades de danses, de mimiques et de poses théâtrales à la fois hilarantes et provocatrices. Un summum, qu’on ne saurait trop vous recommander de voir au moins une fois.

Chroniqué par Ether
le 27/11/2006

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(Octobre 2006)

Sur Les Traces De Black Eskimo
(2005)
Tomlab
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