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Frida Hyvönen

: Until Death Comes



sortie : 2006
label : Secretly Canadian
style : Pop

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Tracklist :
01/ I drive my friends
02/ Djuna !
03/ Valerie
04/ You never got me right
05/ Once I was a serene teenaged child
06/ Today, Tuesday
07/ Come another night
08/ N.Y.
09/ The modern
10/ Straight thin line

Une femme seule derrière un piano : en dépit des contre-exemples (Kate Bush, Fiona Apple...), force est de constater que cette petite phrase évoque pour la plupart d’entre nous un impressionnant cortège de souvenirs musicaux plus ou moins pénibles (Tori Amos, Sophie Moleta), voire franchement cauchemardesques (Véronique Sanson – faut-il en citer d’autres ?).

Sans doute peu consciente du caractère peu recommandable de cette lignée artistique, Frida Hyvönen, pour ce premier album, a choisi d’assumer frontalement le parti-pris du piano-voix solitaire, en le plaçant au coeur même du disque, et en l’affichant jusque sur la pochette. Les arrangements de l’album sont ainsi réduits au strict minimum : un seul titre a été enregistré en « groupe » ; pour le reste, seuls entrent en scène un piano, une voix parfois doublée, et une trompette ou une guitare qui apparaissent au loin, à la fin d’un ou deux titres.

Ce dépouillement, qui témoigne d’une bonne dose de confiance en soi, prend tout son sens s’il sert à mettre en valeur des chansons, une interprétation, ou tout simplement une personnalité remarquables. Malheureusement, le minimalisme des arrangements s’applique également aux morceaux eux-mêmes : bâties sur trois ou quatre accords, les mélodies sont si légères qu’elles en deviennent transparentes.
Très vite, une certaine fadeur se dégage de l’album, et l’on en vient à espérer que quelque chose d’inattendu se produise dans ce disque trop sage, qui passe en revue toutes les figures imposées du genre, de la grande ballade mélancolique (N.Y. , Straight thin line) à la miniature introspective (Today, Tuesday), en passant par l’exercice pop sixties de rigueur (Come another night, le titre « en groupe », qui sonne hélas comme une mauvaise démo des Pipettes).
Pour couronner le tout, la voix de la chanteuse, qui étonne tout d’abord par ses inflexions à la Sandy Denny, finit par lasser, et ce, d’autant plus rapidement que la pauvreté de la musique qui l’entoure la place naturellement sur le devant de la scène. Certains maniérismes vocaux assez agaçants (You never got me right - Tori, es-tu là ?) achèvent enfin de saper le capital sympathie déjà bien entamé du disque.

On ne retiendra donc pas grand’chose de ce Until death comes, si ce n’est son absence globale de relief et d’intérêt. Mais peut-être était-ce le but recherché par Frida Hyvönen, qui conclut l’album par ces mots : « la clef de tout mon travail est dans l’absence ». On ne saurait mieux dire.

Chroniqué par Bigmouth
le 02/11/2006

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