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Darkel

: Darkel



sortie : 2006
label : Source etc
style : Electro-pop

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Tracklist :
01/Be my friend
02/At the end of the sky
03/TV destroy
04/Some men
05/My own sun
06/Pearl
07/Earth
08/Beautiful woman
09/How brave you are
10/Bathroom spirit

Débarassé des prétentions de légende floydienne à la puissance dix mille des derniers disques en duo, et des synthèses à l'occasion fulgurantes qui y correspondaient, Jean-Benoit Dunkel est à l'aise avec son inspiration et se fend d'un album libertin et élégant. Puisqu'il a d'ores et déjà de son côté les mélodies gracieuses, les plus chéries d'entre nos filles, il peut badiner en toute légereté (Pearl) sans qu'on y trouve à redire : si ni le flirt de la guitare en ballade bucolique (At the end of the sky) ni la confession pianotée en douceur (Some men) n'effaroucheront l'auditeur, c'est pour mieux le séduire sans doute, tout en confort et sans contretemps.

Anecdotes agréables, prises de sentiments rapides et directes, les chansons de Darkel n'échappent pas tout à fait à l'identité de Air, mais flottent en dehors du groupe comme une rassurante bulle d'intimité offerte, quelques feuillets mis en sons, histoire de dire des aspirations autres et d'oxygèner ses accords, avant qu'ils ne retournent vers une Charlotte (Gainsbourg), ou que sais-je encore. Avec un don, quelques idées, et un polissage magique, Darkel nous amadoue et à ses côtés alors, on voudrait oublier Talkie Walkie, s'étendre sur la console de mixage fière du studio Plus XXX ressucité par ses ingénieurs Alexis "Gopher" Latrobe et Stéphane "Alf" Briat, rêver de nos premiers symptômes d'amour mimés par les arpèges.

Et aussi, jeter les Converse à deux mains, marcher pieds nus dans l'herbe fraîche, chanter des slogans naïfs du genre "on marchait pieds nus dans l'herbe fraïche", on voudrait fumer des drogues new-age, par exemple de l'herbe fraîche. On voudrait s'épargner les ridicules des ritournelles agaçantes qui grattent sous la nuque pour des enjeux faux (Destroy your TV), mais faire des promesses lyriques et pures, porter des chemises tout juste repassées en laissant l'air les gonfler (Be my friend), accepter de ne plus apercevoir la musique pour que mieux elle nous accompagne, la retrouver inattendument sur son angle aigu pour admettre que si le temps est une chance, le mieux est de perdre comme on peut la conscience qu'on le laisse filer. I feel the weight of time, and i don't care.

Chroniqué par Guillaume
le 12/09/2006

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