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Monolake

: Alaska Melting



sortie : 2006
label : Imbalance Computer Music
style : Techno / electronica / ambiant

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Tracklist :
01/ Alaska
02/ Melting

Après avoir produit avec Polygon cities l’un des meilleurs albums de 2005, Monolake nous a récemment proposé une excellente série de remixes (notamment par Deadbeat) qui s’achevait par un Plumbicon epilogue d’une dizaine de minutes d’electronica, inattendues et très agréables. Le duo s’est également illustré il y a peu avec un élégant remix du morceau darkest star de Depeche Mode. Non contents de ce tableau déjà fort impressionnant, Monolake nous revient avec un nouvel EP, Alaska melting, sur le label Imbalance computer music (ICM).

Le duo nous propose deux titres inédits, pressés sur vinyl bleu, dans un registre que Monolake avait laissé de côté depuis quelques années. Alors qu’il s’oriente de plus en plus vers des projets conceptuels, Robert Henke nous livre ici avec Torsten Pröfrock qui l’a rejoint depuis 2004, deux très bons morceaux de techno minimale. Si l’on retrouve les sonorités métalliques, les basses rugueuses et les mêmes atmosphères flottantes qui faisaient le charme de Polygon cities, les deux morceaux ont un beat plus percutant et tournent à près de 130 bpm. Une ligne de basse métallique, une pointe d’influence dub et voilà le morceau alaska lancé pour sept minutes abyssales. Le second morceau melting est un peu plus deep, toujours très atmosphérique. Créant une ambiance sombre et froide, les deux morceaux sont parfaitement adaptés pour un mix de fin de soirée. L’on est loin des productions les plus expérimentales de Henke et pourtant, malgré la différence de styles, il y a un point commun : la passion du son pour lui-même. Sur chaque titre, les textures sont finement travaillées avec la précision d’un orfèvre. Peu importe la mélodie, une matière sonore organique est produite par les machines. La fin de melting le démontre parfaitement : le kick s’est arrêté mais pendant 1’30 le morceau s’étire un en long souffle, celui du vent sur la glace qui craque, en pleine débâcle… Epilogue (post-apocalyptique) réussi de cet Alaska melting.

Ingénieur du son, mais surtout véritable sculpteur de sons, Henke nous démontre une fois de plus l’excellence de ses productions qu’elles soient destinées à une écoute domestique ou au dancefloor. Il fait même partie de ces très rares artistes qui sont autant à leur place dans les clubs que dans les musées d’art contemporain (récemment à la Tate Modern). On attend d’ailleurs avec impatience son retour au centre Pompidou au début de l’année 2007 pour la représentation de son étonnant projet Atlantic wave. La sortie en octobre prochain du nouvel album solo de Robert Henke, Layering Buddha, devrait nous permettre de patienter jusqu’à l’année prochaine !

Chroniqué par Johann
le 17/08/2006

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