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Josephine Foster

: A Wolf in Sheep's Clothing



sortie : 2006
label : Locust Music
style : Folk / rock arty / réinterprétation

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Tracklist :
01/ An die Musik
02/ Der König in Thule
03/ Verschwiegene Liebe
04/ Die Schwester
05/ Wehmut
06/ Auf Einer Burg
07/ Näne Des Geliebten





Josephine Foster chante en allemand.
Josephine Foster chante en allemand des lieder de Shubert, Wolf, Brahms et Schumann.
Josephine Foster chante en allemand des lieder de Shubert, Wolf, Brahms et Schumann, écrits par Goethe, Eichendorff, Mörike et Schober.
Josephine Foster chante en allemand des lieder de Shubert, Wolf, Brahms et Schumann, écrits par Goethe, Eichendorff, Mörike et Schober, avec la voix de Joan Baez.

Josephine Foster vient de produire un disque de folk acoustico-électrique et vocal complètement mutant, à cheval entre deux cultures, la grande poésie lyrique allemande et la folk music américaine, parcourue par des stridences arty de guitare électrique (An die Musik, Auf einer Burg) et le souffle d’un vieil enregistreur à cassettes (si ça se trouve, Joséphine enregistre en quatre pistes !).

L’apparente simplicité de sa musique ne fait pas oublier une certaine sophistication, jusque dans les détails les plus contingents. Dans Der König in Thule, trois lignes de guitares s’enchevêtrent en permanence, au timbre et au grain chaque fois très distinct, très spécifique (projet lo-fi, où le son est pourtant d’une précision sans faille). La voix doublée se lève sur un tapis de reverb, tandis que le souffle de l’enregistrement vient donner son cachet oldy artificiel à l’ensemble. L’écriture quant à elle tourne autour des mêmes motifs minimaux (la guitare vient souvent répéter en écho la mélodie chantée : la réinterprétation de ces œuvres séculaires se fait dans le dépouillement, le dénudement progressif.

De ce projet singulier émerge un espace, peut-être l’élément le plus marquant de ce disque : constamment l’interprétation trouve sa couleur et son parfum dans l’écho, la résonance qui s’entend sur l’enregistrement (qui est peut-être due à la pièce dans laquelle enregistre Josephine – il faut la supposer alors très grande et dépouillée – mais qui est plus sûrement le fait d’un artifice de production : autrement dit la musique, l’écriture minimale parviennent à recréer cette dimension invisible, cette ampleur, cette étendue des studios vides, des grandes forêts germaniques, des déserts américains, des paysages urbains désaffectés, toutes formes d’espaces mythiques au carrefour de deux univers, Nouveau Monde et Vieille Europe). Une rumeur est là qui se glisse sans cesse entre une écriture pluriséculaire et sa réinterprétation, et avec elle tout une gamme de lieux où peut divaguer l’imagination : celle de Josephine, entre anachronisme et beauté sans âge, et avec elle celle de l’auditeur.


Chroniqué par Mathias
le 31/07/2006

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