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Flowers From The Man Who Shot Your Cousin

: Hapless



sortie : 2006
label : Waterhouse Records
style : Folk

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Tracklist :
01. the branch
02. I do not love you anymore
03. lay down your arms
04. crow black harm
05. girls
06. happy things
07. river song
08. childhood
09. saddled up
10. sweet wife
11. postcard from a river
12. mouldings
13. running dry

Parce que le vague à l’âme peut parfois paradoxalement se faire plus insistant alors que les premiers rayons d’un franc soleil estival pointent, on ne réservera pas fatalement ce premier album solo de Morgan Caris (ex Loons) aux soirées de langueur automnale.

Feutré comme l’atmosphère d’un sous-bois, le folk introspectif et mélancolique de Flowers From the Man Who Shot Your Cousin (deuxième sortie du tout jeune label Waterhouse Records)est essentiellement axé sur une guitare et une voix. Mais parfois, s’invitent un violoncelle, une flûte ou encore des chœurs féminin, pour offrir à cet album une luxuriance sonore peu ostensible, toujours tamisée par le chant discret, mais profond et grave de Morgan Caris, qui rappelle Leonard Cohen.
Morgan Caris fait clairement le choix du classicisme sur ce Hapless, peu soucieux d’aventurer ses complaintes vers des territoires acoustiques plus inattendus. Hapless fait ainsi montre d’un songwriting un peu trop révérencieux envers les modèles (Leonard Cohen déjà cité, Nick Drake ou encore Will Oldham). On regrettera ainsi une sagesse qui sur la longueur du disque peut, pour peu que l’attention se fasse moindre, se transformer en une certaine monotonie.
Pas de reliefs un peu accidentés dans ce folk boisé qui évoque plus de lointaines forêts embrumées que les grands espaces américains.

Alors certes, rien ne dit que le folk ne puisse à notre époque se ressourcer que dans des échappées stylistiques hybrides et neopsychédéliques. La réussite musicale de Jose Gonzalez en est un bel exemple. Mais cet album souffre d’être un peu recroquevillé sur une écriture qui, par son allégeance trop grande aux illustres modèles, court aussi le risque du passéisme.


Chroniqué par Imogen
le 18/07/2006

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