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OSI

: Office of Strategic Influence



sortie : 2003
label : Inside Out Music
style : Post-Rock / Electro-Rock

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Tracklist :
01/ The New Math (what he said)
02/ OSI
03/ When You're Ready
04/ Horseshoes And B-52's
05/ Head
06/ Hello, Helicopter!
07/ ShutDOWN
08/ Dirt From A Holy Place
09/ Memory Daydreams Lapses
10/ Standby (looks like rain)

Limited Edition (CD above

Le premier album éponyme d’Office of Strategic Influence, dont l’édition collector a l’allure d’un passeport constitue une des plus étranges cartes d’identité musicales de l’année 2003. Elle présente un Post-rock qui prend racine dans le hard-rock et les souvenirs du métal.

On apprécie, dans le règne de l’electro, que le groupe ait opté dans la majorité des pistes pour une batterie authentique, à la puissance irremplaçable. Cette puissance est nécessaire pour asseoir une guitare aux riffs dévorants, répétés, et agrémentés au long de la piste par une voix retravaillée, qui se fond dans un univers qui évoque d’emblée des tonnes d’images, par une énergie brute qui enveloppe toutes les sensations. Dès la première piste, on se trouve dans une course en avant vers l’intensité maximale. On ne privilégie pas vraiment la forme « crescendo », mais plutôt une succession d’éruptions qui donnent au retour au calme quelque chose de nouveau, à chaque fois. Le calme est soutenu par l’apparition d’une voix toujours limpide et très peu déformée, ce qui donne un ton autrement plus scintillant à l’ambiance electro qu’il y a autour. Cette voix, de plus, ne se fait jamais cri ; elle est toujours calme, pour que ce soit la musique qui soit le vecteur des émotions et des impulsions, la voix passant au second degré pour accompagner discrètement une recherche d’un autre ordre. Le traitement rythmique est très novateur, avec des mesures distendues au maximum, notamment en 7/4. Le souvenir du métal est prenant, avec des riffs gras, une sorte d’hommage à la tradition de la guitare puissante qui vient enrichir cette tradition d’une percée dans la modernité et dans la puissance de l’electro. Une expérience commune qui fait de ce groupe, ou de cette « collaboration », un boulet de canon dans le rock. D’autres morceaux sont beaucoup plus purs, avec des arpèges de guitare très dans les classiques du hard rock, alternant avec des mises en ambiances par des sons très travaillés, des feed back mesurés, et qui font en même temps l’effet d’une descente aux abysses. Il y a une cohésion, une sorte d’inspiration commune et à l’unisson qui donne aux compositions une allure très unie, comme si l’évolution des structures et des ambiances avait été régie par un seul esprit. Les guitares électriques adoptent des rythmiques presque respiratoires, secondées par une batterie dont l’enveloppe se modifie de manière croissante de manière à donner l’impression d’inspirations plus fortes, de frissons soudains, d’un mouvement, d’une évolution, d’apaisement parfois, et de secousses, tout un panel de ressentis qui pourraient s’appliquer à énormément d’images. Cette musique en appelle aux théories de l’art total ; d’ailleurs le premier album contient de nombreux clips, présentant d’une certaine manière une redécouverte de l’image qui répond à celle du son, une rupture qui garde en mémoire les effets déjà percutants que d’autres ont atteint, mais qui associent toutes ces données à une puissance toute personnelle.
Certains morceaux, comme Hello Hellicopter dévoilent les réminiscences Pink Floydiennes du groupe : des rythmiques à la Gilmour, et cette voix à laquelle on reconnaît des accents à la Barrett. D’ailleurs il n’y a pas toujours de pause entre les pistes… Mais quelque chose de plus agressif et brutal se déploie, au sein même d’une recherche electro qui appelle les images.
OSI présente le mariage entre le rock dans ses influences les plus marquantes et la profondeur de l’electro, un peu comme chez Laudanum. Un univers total en quelques minutes d’écoute. À écouter et à voir, ou à s’imaginer.

Chroniqué par Lou
le 26/04/2006

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