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Crawling With Tarts

: Ochre Land, Blue Blue Skies / Grand Surface Noise Opera Nr. 7



sortie : 2006
label : Pogus
style : Musique conceptuelle / Ambient expérimentale

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Tracklist :
01/ Ochre, Blue Blue Skies
02/ Grand Surface Noise Opera Nr.7 : The Decadent Opera (Rococo)

Sous le nom de Crawling With Tarts, Michael Gendreau et Suzanne Dycus se penchent depuis 1983 sur le cas d’une musique conceptuelle, modérée parfois jusqu’à prendre des airs d’ambient expérimentale décente. Enregistrées entre 1994 et 1997, deux pièces reviennent ici sur les postures appréciées du duo, opéras inadéquats au décorum de l’ingurgitation en grand restaurant – et donc, cul serré - d’un tournedos Rossini.

Lâché dans la sauce, un moteur encore fumant tiendra à lui seul le propos d’Ochre Land, Blue Blue Skies. D’abord discret, il se fera une place de plus en plus bruyante parmi les interventions éclatées d’instruments inventés et les extraits d’environnements retenus sur bandes (bruits de pas, voix, vent…). Jusqu’au ronflement extrême, décoré d’extras de crachins, d’effets de masse et de larsens. Pas suffisant, toutefois, pour adhérer complètement au bien-fondé du discours, plutôt nébuleux, tenu par le duo.

C’est qu’il fallait attendre Grand Surface Noise Opera Nr. 7, pièce plus subtile inaugurée par le collage d’un piano jouet, des sifflements d’un simili cristal et de chants d’oiseaux impossibles. Malléable, l’ensemble est étiré jusqu’à l’effilement, laissant bientôt tout l’espace à une construction anarchique plutôt que rococo, faite d’extraits d’exercices audio tirés de méthodes d’apprentissage de langues. Se chevauchant, celles-ci imposent un esperanto crasse facilitant l’échange obligatoire de monstres consommant.

Puisque invités à le faire par d’autres voix, à l’origine d’un autre collage sur lequel se coupent, sur ambiance kitscho-lounge, quelques publicités radio dont Gendreau et Dycus ont extrait l’insipidité pour mieux fomenter leur harangue contestataire. Matraquée bientôt au rythme des coups portés sur fond de bande originale sirupeuse, instituant enfin une indus minimaliste.

Le retour du piano jouet sonne l’heure de la conclusion, scellant le concept souvent maîtrisé et pas si hermétique d’une musique à deux doigts de ne plus en être une, et fantasmant, quand elle l’est tout à fait, la rencontre inédite de Merzbow et de Tim Steiner.


Chroniqué par Grisli
le 05/04/2006

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