Accueil | dMute

Tom Brosseau

: Empty Houses are Lonely



sortie : 2006
label : Fat Cat
style : Folk

achat/téléchargement

Tracklist :
01/ Fragile Mind
02/ Everybody Knows Empty Houses are Lonely
03/ Hurt to Try
04/ Mary Anne
05/ Dark Garage
06/ Heart of Mine
07/ The Broken Ukuelele
08/ How to grow a woman from the ground
09/ Lonseome Valley
10/ Bars

La musique de Tom Brosseau parle de maisons vides, et des amours qui y sont liées. Amours à deux, amours solitaires, et plus d’amour du tout, un refrain que l’on connaît bien pour l’avoir entendu jusqu’à plus soif (même si les histoires d’amour qui finissent mal sont un peu la base inépuisable de la littérature amoureuse, en général : voyez Orphée). C’est un peu le problème qui se pose ici : le terrain absolument découvert et transparent sur lequel Tom Brosseau nous invite à partager sa musique. Assez peu adepte des structures traditionnelles couplet-refrain-pont, la musique de Tom Brosseau ne se dirige pas encore vers une émancipation intégrale des grammaires en vigueur du folk.

A cela près, on n’est pas obligé de bouder les qualités du songwriting de Tom Brosseau. Voilà que notre ami décide de parler de solitudes, d’esprits brisés, de cœurs en pièces : toute la mythologie du folk et sa pulpe au ras de ce qui fait le quotidien sentimental humain. De cela, Tom Brosseau parle peut-être plus explicitement, plus clairement que n’importe qui d’autre, comme si l’important était autant d’écrire une chanson que de la situer, la placer sous un étendard.

Ce qui, une fois fait, lui permet de se consacrer à l’habillage élégant de ses dix petites histoires. Parler de la désertification des cœurs et des lieux, mais sans misérabilisme, dans une sorte de neutralité et de suspension qui est la marque d’une vision du monde faite de légèreté, de détachement : quelque chose de puissamment apaisant se dégage de cette façon de chanter sereinement ces histoires d’épaves. Il y a dans les chansons de Tom Brosseau comme la preuve d’une capacité souveraine à occuper le monde par le son, sans presque rien : un violoncelle sur Heart of Mine, quelques festons électro-rhétoriques sur Hurt to Try). Un album en dessous de l’excellence à laquelle Fat Cat sait atteindre, mais qui possède sa petite singularité rien qu’à lui.


Chroniqué par Mathias
le 14/03/2006

Partager cet article :





0 commentaire
Laissez un commentaire
Nom (obligatoire)
Mail (ne sera pas publié) (obligatoire)
Site web (facultatif) Recopier le code ci-dessous (obligatoire)



mer. 16/08 - Chronique
Shannon Wright - Division
mer. 02/08 - Blog
Cornelius - If You're Here
lun. 24/07 - Chronique
Ici et Lui - Punk Prodige
mar. 18/07 - Chronique
Toàn - Histós Lusis
ven. 14/07 - Blog
The Doppelgangaz - Dopp Hopp
mar. 11/07 - Blog
CloZee - Harmony
sam. 01/07 - Chronique
The New Year - Snow
mer. 28/06 - Chronique
Uzul Prod - Continental Drifts
 newsletter : 
ok





Equipe/Contact  |  Partenaires  |  Présentation  |  Crédits  |  Newsletters