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Exploding Customer

: Live at Tampere Jazz Happening



sortie : 2005
label : Ayler records
style : Jazz

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Tracklist :
01/ Mr BP (D)
02/ Child, Child
03/ Quoting Frippe : (What’s The Name Of The Bass Player ?)
04/ The Prophet’s Ad (Bowing For The Man ?)
05/ The Crying Whip
06/ Peace Is Not For Us II
07/ Gone Herero
08/ A Broken Glass
09/ Too Much Money

La bière ou le doute. Voilà les raisons que pourrait trouver le quartette suédois Exploding Customer pour expliquer la force avec laquelle il rua dans les brancards d’un folklore jazzeux et festif, No Smoking Orchestra simiesque - pas désagréable sans doute pour les amateurs du genre, mais acceptable en quoi pour les autres -, en introduction d’un concert donné le 6 novembre 2004 au Tempere Jazz Happening (Finlande).

Mais à des musiciens de qualité, on peut bien pardonner le doute ou la boisson. D’autant qu’accepter un album amputé de deux ou trois morceaux n’est pas tellement de sacrifices, une fois pris en compte les mille manières de rattraper la chose. Ailleurs, donc, le saxophoniste Martin Küchen mène sa formation avec éclat, et multiplie les incartades moins entendues.

Tissant un dialogue répétitif et dissonant avec le trompettiste Tomas Hallonsten, Küchen ne peut plus cacher le culte qu’il voue à Dolphy (Quoting Frippe). Avançant sur les fragments de la batterie éclatée de Kjell Nordeson (vu déjà aux côtés de Mats Gustafsson ou Peter Brötzmann), il ne peut empêcher non plus que le gagne le souvenir des marches fantasques d’Ayler (The Prophet’s Ad).

Sur un gimmick de basse imposé par Benjamin Quigley, le quartette emprunte la voie qui le mènera à une New Thing sérielle et envoûtante défendue jadis par Ronnie Boykins ou Ran Blake (The Crying Whip). Un écart, encore, vers un folklore d’Europe centrale, mais maîtrisé, cette fois, dense et s’amusant de l’effacement et de la redisposition lente du thème (Peace Is Not For Us II).

Enfin, le déroulement sage d’un free bop faisant allégeance aux constructions de Monk (Gone Herero) et un free condensé à la manière de Vandermark (A Broken Glass). Exécutés avec adresse, mais qui ne pourront rien contre le retour, en guise de final, des accents de fête feinte (Too Much Money). Pas le doute, donc, ni la bière. L’illusion, peut-être, qu’il faut convaincre l’assistance qu’on lui donnera à entendre ce qu’elle ne peut qu’accepter, pour la mener ensuite jusqu’aux frasques inhabituelles.



Chroniqué par Grisli
le 28/12/2005

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