Accueil | dMute

Elvire

: Elvire



sortie : 2005
label : Autoproduit
style : Electro / Jazz Fusion

achat/téléchargement

Tracklist :
01/ Wallpaper
02/ Reload
03/ tape_no_tape
04/ Attente
05/ Manilla's Song
06-09/ Belle Dragonne - Parts 1-3
10/ Déclic
11/ For Brion G.
12/ BSTV

Né du désir de leur trois membres « d’explorer le potentiel des machines et la fusion acoustique / électronique », le trio Elvire pratique un jazz au carrefour d’influences diverses et antinomiques, devant autant au rock progressif qu’au jazz free, aux ambiances métalliques entre Tool et Magma qu’aux paysages crépusculaires made in ECM. Drum’n’bass et free jazz, ambient et dub se côtoient dans une ambiance pour le moins paranoïde, qui connaît pourtant ses moments de répit et ses paysages du septentrion, avec le saxophone à la respiration ample de Romain Fourcy, qui rappelle furieusement celui de Jan Garbarek ou certaines des harmonies qu’obtient Nils Petter Molvaer avec sa trompette. C’est bien de fusion qu’il s’agit ici, de même que Magma pratiquait une fusion au sens propre : un sons qui arrive d’une seule coulée, bouillonne, se gonfle, ralentit, accélère, coule sans discontinuer : une lave incandescente. Car l’autre souhait d’Elvire, c’est d’« expérimenter les possibles entre musique électronique et improvisation en évitant les pièges du collage électro-jazz. »

Un breuvage qui semble devoir tenir de belles promesses et qui coule avec plus ou moins de fluidité selon les morceaux et la formule explorée. Les morceaux les plus efficaces sont sans aucun doute ceux qui s’apparentent le plus au rock progressif, jazz psychédélique qui se déploie lentement, s’enroule sur lui-même, part à la recherche de sa propre harmonie, connaît ses moments de chaos et ses instants de certitude : musique sur le fil du rasoir où la durée se signale par des changements de tempo et des crescendos sous adrénaline , ou des breaks d’une efficacité enthousiasmante (Belle Dragonne – Part 2, Wallpaper, For Brion G.).

Parfois le son se charge à l’excès et semble perdre de sa qualité cinétique et mutante ou a recours à des effets qui gagneraient certainement à opérer différemment, de manière plus inattendue : ainsi des samples de voix qui ponctuent, ouvrent ou closent certains morceaux (Attente), pas forcément indispensables, ou des breaks estampillés drum’n’bass. A ces minces données qui entament un peu l’originalité du projet, un seul regret s’ajoute : que la batterie manque parfois de dynamiques et de clarté. Autoproduction oblige, le son a le droit de n’être pas parfait, ce qui ne devrait pas entamer outre mesure le plaisir des amateurs de fusions inattendues.


Chroniqué par Mathias
le 26/12/2005

Partager cet article :





0 commentaire
Laissez un commentaire
Nom (obligatoire)
Mail (ne sera pas publié) (obligatoire)
Site web (facultatif) Recopier le code ci-dessous (obligatoire)



jeu. 20/04 - Chronique
Arto Lindsay - Ciudado Madame
mar. 11/04 - Chronique
Jacaszek - KWIATY
mar. 04/04 - Blog
Chrono.fixion - 2016
sam. 18/03 - Blog
King Crimson - Starless (1974)
sam. 11/03 - Blog
Zenzile - Elements
ven. 03/03 - Blog
Al' Tarba - La Nuit se Lève
mar. 28/02 - Chronique
Andy Shauf - The Party
sam. 25/02 - Chronique
Wooden Veil - Wooden Veil
 newsletter : 
ok





Equipe/Contact  |  Partenaires  |  Présentation  |  Crédits  |  Newsletters