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Roel Meelkop

: >Momentum<



sortie : 2005
label : Non Visual Objects
style : Sound Art / Sound Design

achat/téléchargement

Tracklist :
01/ zerO Return [1997]
02/ am Birkenwald [2004]
03/ sub version with high end [2004]
04/ LocGroove [2002]
05/ NU [2002]
06/ sined [2002]

Transcription sur CD de pièces pour installations d’art contemporain, ce >Monemtum< de Roel Meelkop est une longue rétrospective du travail de sound design et de sound art du musicien. Six pièces d’abstraction extrême, assez minimalistes dans l’ensemble, mais qui n’en réservent pas moins des effets parfois complexes ou immédiats, comme les basses-tremblements-de-terre de la troisième piste. Des effets qui souvent prennent l’auditeur par surprise, là où il s’y attend le moins : physiquement après une volée de clicks cérébraux, intellectuellement quand le morceau s’est ouvert sur des sons concrets qui semblent s’opposer au corps de l’auditeur. Ces effets de surprise étant permis par la longueur des morceaux, et leur propension au silence qui permet au compositeur de doser homéopathiquement ses interventions, de les réduire au minimum, parfois jusqu’à la microscopie qui leur permet d’exister, au-dessous de laquelle il semble n’y avoir plus rien (sined, le plus long morceau).

Comme le remarque Meelkop dans les notes de pochette (encore une fois très belle), ces six travaux sont plus conceptuels et systématiques que ceux auxquels il peut se livrer quand il compose pour le disque. « The spaces and events involved demand a more specific response to composing than the loudspeakers in my studio and living room. Sound installations are often multi-channel pieces, designed to fit in a certain space (in most cases an exhibition space in which they have to coexist with other works of art) whereas works for CD are composed for regular use in a regular situation (in most cases most likely the living room). » Cet album, même si Meelkop l’a retravaillé pour le CD en vue d’une écoute domestique, semble donc un peu pâtir du changement de support : de l’espace à la galette plate, l’auditeur perd sûrement quelque chose (ah ! que seraient ces basses énormes dans un musée high-tech !), il semble que chaque morceau désigne par défaut l’installation dont il est issu, l’appelle, en dit le manque : il est certain que les clicks et les bleeps minimaux, savamment répartis en un temps dilué jusqu’à devenir spatial, ainsi que les divers effets qui émaillent ce disque, comme ces notes qui semblent ne jamais arriver au bout de leur chute (am Birkenwald), perdent quelque chose à ne pas exister pour l’auditeur en leur version multi-channel où, probablement, elles auraient formé constellations sonores et autres paysages invisibles. Reste l’écoute d’un travail de sound design intéressant et qui est (c’est peut-être là que réside la raison d’être de ce disque) comme une promesse d’autre chose, d’un lieu avec son génie dont on apercevrait que l’horizon, la désignation de ce vers quoi ce disque tend et qui reste absent.


Chroniqué par Mathias
le 04/11/2005

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