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Music A.M.

: A Heart & Two Stars



sortie : 2005
label : Quatermass
style : Indietronic Pop

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Tracklist :
01/ Blackflash
02/ Big Wheel
03/ Route 66
04/ Wonderwoman
05/ Supercharger
06/ Cluster
07/ Air Miami
08/ Dynamite
09/ Skyscraper
10/ Ecstasy
11/ Mascara

Le premier album de Music A.M. précède en fait l'EP My City glittered like a breaking wave. Et contrairement à leurs titres respectifs, celui-ci déploie des humeurs plus urbaines que son successeur maritime et pastoral. Humeurs plus automnales et crépusculaires aussi, qui ne préludent guère aux floraisons sautillantes de l'EP. Il suffit d'écouter les deux version de Supercharger pour mesurer l'écart du long format avec le court.

C'est donc heureux et presque rassuré que l'on apprend à tenir dans sa discothèque, avec cet album et sa suite, une année complète (Big Wheel), défilement de saisons, de végétations, de luminosités et de qualité d'air, un monde en miniature pour ainsi dire. C'est que la musique du trio est toujours aussi légère, gaze sonore où l'électronique tisse des filandrosités acoustiques, électriques ou vocales, où la voix toujours feutrée de Luke Sutherland se loge félinement au fond du mix (Blackflash).

Dommage pourtant que d'un titre à l'autre, la manière reste assez similaire : textures aux grains fragiles saupoudrés d'instruments électriques ou percussifs (Wonderwoman, Big Wheel, Supercharger), morceaux qui évoluent sur le fil (le bienvenu Dynamite, qui fait mentir son titre), structures entièrement déterminées par les moyens de productions informatiques – et en cela on tient un véritable disque de pop électronique – aubades funky (Supercharger) autant que sérénades rêveuses (Air Miami) ou interludes arythmiques, contrebande musicale pour introduire dans l'illégalité percussions tribales et sons non identifiés à l'intérieur de cette petite "saison-journée-ville-année" qu'est A Heart & Two Stars.

Cette similarité dans la manière de construire et conduire ces petites maisonnées électro-acoustiques n'empêche donc pas la diversité d'éclore parfois (Ecstasy) et se révèle en fin d'album le gage d'une unité d'écriture et de sonorisation à toute épreuve. A l'image de Skyscraper, il s'agit bien là d'un abri sonore, vaste et minuscule à la fois, construit par strates, onze fragments de temps différents pour résider ailleurs à l'intérieur de soi.


Chroniqué par Mathias
le 08/09/2005

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