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Digitonal

: The centre cannot hold EP



sortie : 2004
label : Seed records
style : Electronica / Classique

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Tracklist :
A1/Maris
A2/Snowflake Vectors
B1/Cantus V
B2/Amberkreiss

Derrière le pseudonyme Digitonal se cachent trois hommes. Depuis 1997, Andy Dobson, producteur, guitariste et claviériste opère dans le monde des musiques électroniques. A partir de 2000, il s’entoure d’un violoniste de génie, Samy Bisha et en 2002, le batteur Callum Macmillan vient rejoindre le duo. Ensemble, ils s’attachent à explorer un mélange des genres encore peu visité : la fusion electronica-classique.

La musique électronique est souvent vue comme une musique froide et hostile aux sentiments, faite seulement d’ondes immatérielles, impalpables, sans vie et donc sans émotion. D’ailleurs, comment un morceau de ferraille dopé aux composants électroniques, sentant la silice surchauffée pourrait rivaliser de sensualité avec la cambrure charnelle d’un violon ? Comment de simples potards d’aluminium pourraient-ils véhiculer la moindre émotion face au flot de crépitements dermiques que nous transfère la caresse d’un archet sur des cordes ? Mais d’un autre côté, comment apporter un souffle nouveau à cet art déjà érigé au plus haut point par les plus grands compositeurs des siècles derniers ?

C’est en ce sens que Digitonal colore l’idm d’une teinte encore que peu exploitée, plus émotionnelle et moins cérébrale. Apportant un soin tout particulier à ses mélodies tant au violon qu’au synthétiseur, tout comme Swod sait si bien le faire au piano, sans pour autant tomber dans un éventuel courant classic-illbient dramatique à la Ryan Teague, ni dans le classique dopé et drillé du dernier Venetian Snares. Dans ce domaine, on pense parfois à la grandiloquence de World's End Girlfriend, même si en comparaison Digitonal n'évite pas toujours le mièvre.

Car cet EP est un véritable piège à émotions. A mi-chemin entre les sonates les plus langoureuses de l’avant siècle dernier et les productions contemporaines les plus éthérées, Maris Stella caresse votre palpitant d’une mélodie synthétique et angélique, soutenue par la voix cristalline de Kirsty Hawkshaw. Snowflake vectors, purement instrumental, pourrait sans doute guider un flocon de neige à la trajectoire rendue incertaine par les vents vers le royaume des glaces. Cantas V, sensiblement plus idm, confronte l’art du click et le luxe de l’ébène et de l’érable dans une conversation mélodramatique. Enfin, Amberkreiss pose le point final de cet EP en montrant une dernière fois que ce mariage des genres est possible, que l’electronica et la musique classique peuvent harmonieusement se compléter.

Chroniqué par Rominou
le 24/07/2005

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