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Pajo

: Pajo



sortie : 2005
label : Domino
style : Folk

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Tracklist :
01/ Oh no no
02/ High lonesome moan
03/ Ten more days
04/ Manson Twins
05/ War is dead
06/ Baby please come home
07/ Icicles
08/ Mary of the wild moor
09/ Let me bleed
10/ Francie

Après avoir fait à ce point progresser le rock au sein de Slint que certains critiques, sans doute emportés par la vague des “posties”, se sont sentis obligés d’imposer un nouveau genre musical, David Pajo semble s’orienter vers des univers plus légers, délaissant l’avant-gardisme dont il avait su faire preuve avec son groupe désormais mythique. Ce tournant musical, on pourrait le qualifier de “réactionnaire” : là où les musiques post-rock semblaient avoir pour but esthétique de bousiller la forme-chanson, les titres de ce premier album solo publié sous son propre nom par Pajo sont tous des chansons dans le sens le plus classique du terme. Une exception : Francie, le dernier titre, piste ambient de plus de cinq minutes où une voix narre des événements de la vie de Francie. Or, précisément, ce titre est exceptionnel : il ne ressemble en rien à ceux qui le précèdent. Rejeté à la fin, on peine à comprendre en quoi il se rattache au reste.

Le reste est une collection de chansons entre folk, country et blues. En quelque sorte, un trajet superficiel dans la musique traditionnelle américaine. Et, ce ne sont pas les quelques rythmiques à tendance légèrement electro sur Oh no no ou Baby please come home qui viendront déranger cet itinéraire paisible et solitaire. Si l’on perçoit, comme se forçant, quelques trop vagues réminiscences de Tortoise sur Manson Twins, c’est définitivement vers Simon & Garfunkel ou d’autres chanteurs folk des années 70 qu’il faudrait se tourner pour trouver une filiation.

Finalement, ce qui nous retient de s’insurger contre un tel déni du progrès, c’est certainement la qualité générale du disque. Dans son genre, c’est en effet une réussite. Les chansons sont justes, belles, agréables. Aucun doute à ce sujet. Le problème est que, en dépit des errances de David Pajo aux côtés de Billy Corgan, mais conforté par les récentes prestations en live de Slint qui montrent que, dix ans après, la musique du groupe n’a pas vieilli, on attend autre chose de David Pajo. Mais, peut-être est-ce à tort en l’occurrence : Pajo en solo explore des voies qu’il ignore superbement lorsqu’il est en bonne compagnie. Il faut faire avec ces deux tendances, quitte à faire un choix.


Chroniqué par Jérôme Orsoni
le 19/07/2005

Tags : Pajo | Pajo | Domino | Folk

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