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Magyar Posse

: Kings of Time



sortie : 2004
label : Verdura Records
style : Post-rock

achat/téléchargement

Tracklist :
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Second album des finlandais de Magyar Posse (malgré ce nom qui pourrait faire croire à un crew hip-hop venu de Hongrie), après le remarquable We will carry you over the mountains, Kings of time impressionne par la diversité des atmosphères qu’il crée. On oscille ici d’un far west contemplatif – ambiance Morricone – à des explosions soniques du plus bel effet, dans la lignée des meilleurs groupes post-rock.

L’album se divise en trois parties distinctes – deux longs morceaux structurés en trois mouvements et une dernière piste plus directe – pour 7 morceaux dénués de titre. Le line-up, quant à lui, étonne par l’omniprésence des voix pour épauler le groupe. Mais pas question ici de véritables passages chantés. Les voix deviennent instruments et s’ajoutent à merveille aux structures mélodiques, jusqu’à créer tension et explosion dans certains crescendo bienvenus. Cette intégration de la voix comme instrument à part entière rappelle, entre autres, les récents travaux de Silver Mt Zion ou encore les mélopées « hopelandaises » de Sigur Ros.

La première partie du disque démarre dans un ronflement de larsens qui se mue lentement en un semblant de mélodie, pour préparer l’apparition d’une ligne de guitare subtile et d’une voix légère. Le morceau se structure ensuite autour de ce premier binôme, dans un calme lancinant, sur lequel se greffe le violon, jusqu’à ce que tout s’éteigne dans un nouveau larsen qui s’étend. Le second mouvement peut débuter. Le violon ouvre alors la brèche, par laquelle s’engouffre une batterie qui dicte le ton. Entre montée à l’unisson et passages dépouillés au piano, la tension couve tout le long de cette seconde piste. Mais elle n’est vraiment efficiente qu’avec le troisième mouvement, qui s’envole dans un crescendo allongé, calqué sur le rythme martial imposé par le piano et les percussions. Les guitares saturent jusqu’à exploser, puis s’effacent, relayées par les voix qui entament des incantations étranges, préparant l’ultime montée.

La seconde partie du disque quant à elle reprend les mêmes ingrédients, mais se délite dans des ambiances plus atmosphériques, entre rock psychédélique et désertique. La musique de Magyar Posse s’amuse alors à faire l’ascenseur entre ciel et terre, des envolées spatiales et électriques aux passages acoustiques lancinants. Et quand le rideau retombe au terme du troisième mouvement, la musique redémarre comme par surprise, dans un dernier morceau plus enlevé et relâché, qui scelle l’aventure.

Si Kings of time peut parfois agacer par excès de grandiloquence, il reste tout de même un bol d’air indéniable dans la galaxie post-rock actuelle, souvent trop stéréotypée ou esclave de certains modèles consacrés (GYBE !, Mogwai ou autres Tortoise). Magyar Posse évite à merveille les écueils de l’ennui comme de la redite et se profile parmi les groupes les plus prometteurs du moment dans leur genre, aux côtés de Souvaris, Gregor Samsa ou encore The Evpatoria Report.
A noter encore que le groupe sera en tournée en France pour quelques dates au mois de juin.



Chroniqué par Christophe
le 22/06/2005

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