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Jaga Jazzist

: What We Must



sortie : 2005
label : Ninja Tune
style : Post-rock Jazz

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Tracklist :
01/ All I Know Is Tonight
02/ Stardust Hotel
03/ For All You Happy People
04/ Oslo Skyline
05/ Swedenborgske Rom
06/ Mikado
07/ I Have A Ghost Now what?

Jaga Jazzist s’est rebaptisé Jaga, le temps d’un album, le temps d’un détour vers des rivages post-rock. Laissant derrière lui les déconstructions electronica de ses deux derniers opus, le double quintet ne renie pas pour autant ses influences jazz. Mais cette fois-ci, les échantillonneurs et les boîtes à rythmes sont remplacés par deux batteries, auxquelles viennent se greffer trompette, vibraphone, tuba, trombone, clarinettes, Fender Rhodes, basse, mais également plusieurs guitares.
Le talent des Jaga est d’orchestrer le tout pour nous fournir une musique chargée et limpide à la fois, comme portée par une brise venue des pays nordiques. Cette métaphore peut prêter à sourire, surtout lorsque le groupe raconte avoir enregistré l‘album au milieu d’une forêt norvégienne, et pourtant, elle devient très explicite à l’écoute de chaque morceau dont le titre ne dément pas ce ressenti : Oslo skyline, Swedenborgske Rom

L’album s’ouvre sur le très beau All i Kown is tonight, qui d’entrée indique la tonalité, entre Do Make say Think , Mogwai et Nils Peter Molvaer. Comme dans beaucoup de morceaux post-rock, l’intensité musicale et le nombre d’instruments suivent des phases de crescendo et de decrescendo. Jaga se concentre alors sur la succession de couches sonores, l’évolution des rythmes et une instrumentation minutieuse et inventive, sans jamais en faire de trop. Sur la plupart des morceaux, les cuivres prennent vie et forment un chant contemplatif, rythmé par les batteries et les guitares unies dans le même effort. Pour Stardust Hotel ce sont les nappes de Fender Rhodes qui emplissent l’espace sonore, rappelant le premier album de M83.
Grâce à son xylophone et ses percussions lointaines, I have a ghost new what? est le titre le plus rythmé de l’album. S’accélérant éperdument pendant ses 8 minutes, il emporte l’auditeur vers une fin d’album jazz electronica très brève, mais signe que de Jaga à Jaga Jazzist il n’y a qu’un pas.

Avec What we must/, Jaga Jazzist offre une nouvelle direction à leur musique et au label Ninja tune. Les adeptes de Constellation, Jazzland ou Leaf Records devraient y jeter une oreille…

Chroniqué par Antoine
le 24/05/2005

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