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Stuntman 5

: Melted fake plastic



sortie : 2005
label : Collectif Effervescence
style : Indie hip-pop / Shoegazing

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Tracklist :
01/Capsized
02/Ps Poetry
03/Melted fake plastic guns
04/Exit stencil shift
05/Spray
06/Guitar geek
07/Lame
08/Sunbathing at the bus stop
09/Your movie mint
10/Run

On écoute Melted Fake Plastic, second album de Stuntman 5 (également connu en tant que membre de Cinélux), ses influences noisy, sa fausse sortie de l'electronica pour mieux y intégrer bavardages et matières pop, et on ne peut s'empêcher de penser à la démarche du dernier album d'O.Lamm.

A la démarche, uniquement, parce que non, Stuntman 5 n'est pas un copiteur, il a sa manière bien à lui de faire vriller et claquer les kits rythmiques, d'étirer et distordre des nappes saturées, avec à la clé une certaine désorientation cérébrale. Néanmoins, les influences sont là, bien présentes : l'album démarre un peu comme l'album éponyme de cLOUDDEAD, et ce côté anticon-et-nouveau-hip-hop-indé-trauma se vérifie sur Exit stencil shift (dans un pastiche de Dose One gênant) et Your movie mint, rappés par Moot & Lip (rencontrés sur un réseau de peer-to-peer, nous vivons dans un monde formidable), et dans les interventions de The Patriotic Sunday, entre spoken word et accents pop. L'autre source, qui apparaît très clairement dès Ps Poetry, c'est le shoegazing, à travers des nappes saturées compactes et ominprésentes.

Si ces textures sont parfois gracieuses (le morceau instrumental Guitar Geek est un des meilleurs moments) , la force mélodique de My Bloody Valentine est un peu perdue dans la volonté d'hybridité, le mix (réalisé par les collègues Audiopixel et Tony-Ottonecker de Chevreuil) n'évite pas toujours une surchage lassante sur la longueur, et cela se ressent particulièrement dans le dernier tiers du disque. On en sauvera surtout l'attachant bavardage sans foi ni loi ni sens, qui donne des choses comme : "my brother is on the way to find a job of preacher / he's reading poetry with a playstation", mais on reste déçu : l'originalité de Stuntman 5 est un peu ecrasée par les expérimentations majeures du hip-hop et du rock indés. En tentant d'en orchestrer à son tour la rencontre (alors que le noisy rock ou Boards of canada sont déjà des influences pour les groupes de Dose One), et en dépit de vraies idées, il fournit finalement un jeu de piste de série B. Ce qui ne nous empêchera pas de guetter le prochain épisode, comme chaque disque labellisé Effervescence.

Chroniqué par Guillaume
le 07/05/2005

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