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Paris Zax

: Unpath'd Waters



sortie : 2005
label : Alpha Pup Records
style : Abstract Hip-Hop / Jazz / Downtempo

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Tracklist :
01/ Opener
02/ Way Ahead
03/ The Blue Eye Ear
04/ High Tide
05/ At Home
06/ Mescaline Flowers
07/ Traumatic Condition
08/ Connective Tissue
09/ Part Of The Act
10/ Mellow Mission
11/ Nomasanapa
12/ One Two - One Seven

Affirmer que Paris Zax opère dans l’ombre est un véritable euphémisme ; producteur de l’excellent Imaginary Places et du maxi Avantcore pour Busdriver, proche des Shapeshifters, cet acteur majeur de la scène hip-hop californienne fait pourtant figure de nouveau venu à l’annonce de la sortie de Unpath’d Water, premier album instrumental entièrement produit par ses soins.

La liberté du format solo ne propulse pas pour autant Paris Zax sur le devant de la scène. Discret, celui-ci le restera tout au long du disque, dominé par des rythmiques feutrées et une atmosphère étrange, entre les films noirs des années cinquante (Way Ahead), l’arythmie d’un Little Johnny From The Hospital (Traumatic Condition) et l’abstract hip-hop du second opus de Pelican City (Mescaline Flowers). Dans cet univers cinématographique, Paris Zax n’invite aucun rappeur, mais de nombreux musiciens (sax, flûte, guitare etc.), comme sur le jazzy The Blue Eye Ear et High Tide qui, sans être forcément déplaisant, relance le débat sur le passage à la composition stricte chez les producteurs hip-hop.

Le passage de la MPC à ce qu’on pourrait appeler la partition divise en effet la critique : parfois réussi, ce pari devient souvent anecdotique. Sans aller aussi loin dans le cas de Unpath’d Waters, difficile de nier que les productions purement jazz peinent à convaincre, et souffrent de quelques longueurs. Dans cette perspective, les meilleurs passages de Unpath’d Waters restent les titres plus orientés vers l’abstract hip-hop, comme Connective Tissue, privilégieant une instrumentation plus minimale. Cette impression revient également avec les sonorités acoustiques de High Tide, qui peinent à renouer avec les ambiances plus soutenues, et avant tout plus denses, des morceaux suivants, Mescaline Flowers en tête.

Malgré ces remarques, et un travail parfois répétitif sur les rythmiques, Paris Zax s’en sort plutôt bien, notamment avec le songwriting final de Mellow Mission. Ceux d’entre-vous qui cherchent un bon disque de downtempo seront certainement séduits par la majorité des titres de Unpath’d Waters, qui renoue avec les images sombres de Rhode Island de Pelican City ou encore Doubts And Conviction des Troublemakers. Par contre, les inconditionnels du son plus rapide de Imaginary Places risquent de passer leur chemin, en attendant la sortie imminente des album d’Existereo chez Institubes et Alpha Pup Records.


Chroniqué par David Lamon
le 05/05/2005

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