Accueil | dMute

Art Ensemble Of Chicago

: In Concert



sortie : 2003
label : Rhapsody Films
style : Jazz

Tracklist :
01/ We-Bop
02/ Promenade
03/ On The Cote Bamako
04/ Bedouin Village
05/ New York Is Full Of Lonely People
06/ New Orleans
07/ Funky AEOC
08/ Theme (Odwalla)

Ce 1er novembre 1981, un coup de sifflet entame la partie que joue à domicile l’Art Ensemble Of Chicago. Dès les premières secondes, un bouillon de cultures invraisemblable se met en place. Premier à défendre une musique libérée des carcans que porte aux nues un sens particulier du spectacle, rien n’empêche le quintet de savoir, dès le départ, où il va.

Lester Bowie, mad professor un brin cabot, opte le premier pour les phrases jubilatoires (We-Bop). Les envolées heurtent les interventions de sifflets, cloches, gongs ou klaxons, que des musiciens touche-à-tout abordent de manière à évoquer, parfois, des transhumances africaines idéalisées (On The Cote Bamako).

Plus au Nord, les exhortations mauresques de Joseph Jarman étoffent le voyage (Bedouin Village), jusqu’au retour en terre natale, que décide un long duo basse / batterie (New York Is Full Of Lonely People). Là, un Malachi Favors ravi emporte un cool dégénéré, bientôt transformé en exercice de free apaisé.

Impeccable, Roscoe Mitchell récite sa gamme avant de trouver le sentier radical menant à une jungle (New Orleans). Poussé par les vents, un bestiaire fantastique se laisse aller à la célébration d’un carnaval halluciné, avant que ne résonne un balafon discret, bourdon mélodique et timide accompagnant les confrontations tonales opposant Bowie à Mitchell.

Après une courte citation d’un thème Nouvelle Orléans, Famoudou Don Moye proclame venue l’ère du funk minimal (Funky AEOC). Cyclope nubien égaré en milieu urbain, Favors s’essaye, assis, à la basse électrique, et double ingénument les graves du saxophone baryton de Mitchell.

En guise de conclusion, Theme (Odwalla) est une saynète musicale pendant laquelle Joseph Jarman adresse présentations et au revoir. L’Art ensemble, à Chicago, sert une vérité de La Palisse : l’évasion élaborée de chez soi ne souffre aucune concurrence. Il suffit juste d’éliminer l’assurance du cocon, et de se laisser porter.


Chroniqué par Grisli
le 30/03/2005

Partager cet article :


A lire également sur dMute :
Non-cognitive Aspects of the City
(2006)
Pi recordings
Jazz



0 commentaire
Laissez un commentaire
Nom (obligatoire)
Mail (ne sera pas publié) (obligatoire)
Site web (facultatif) Recopier le code ci-dessous (obligatoire)



mer. 15/11 - Chronique
Protomartyr - Relatives in Descent
sam. 04/11 - Blog
#12 (deuxième partie)
mer. 01/11 - Blog
Igloohost - Neō Wax Bloom
mar. 24/10 - Blog
#21 : Oiseaux-Tempête
dim. 22/10 - Blog
NO NEW YORK (1978)
ven. 20/10 - Chronique
Dälek - Endangered Philosophies
dim. 15/10 - Blog
#12
mer. 11/10 - Blog
Dub Engine - Psychosteppa
 newsletter : 
ok





Equipe/Contact  |  Partenaires  |  Présentation  |  Crédits  |  Newsletters