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Dana Hilliot and his friends

: I Was A Rabbit And I Won



sortie : 2004
label : Another Record
style : Folk

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Tracklist :
1/ why did gods leave us ?
2/ jurrassic part
3/ girl's asses
4/ to be a tree
5/ beds
6/ I'm your alcool
7/ the darkness and me
8/ I'm not a drummer
9/ lions kill everything
10/ to Plymouth from Spain
11/ Sophie : do you remember me as

Dana Hilliot compose des chansons qui "portent un lourd vécu sur leurs épaules". C'est lui-même qui le dit. On pourrait de fait avoir une certaine appréhension à s'aventurer dans les méandres musicaux d'un artiste dont la schizophrénie est "son premier problème avec la vie", selon ses médecins (objet d'ailleurs d'une magnifique chanson sur l'album, The darkness dans me). Mais à l'écoute, ce disque s'avère être bien différent de ce que l'on pourrait craindre a priori, sans rien connaître du personnage. Formidablement entouré de ses compagnons de label(s) (Valerie de Half asleep, Jullian Angel, Clément Batut (The Wedding Soundtrack, Delphine Dori, Gilles Deles (Lunt de Unique Records), Dana offre à l'auditeur de beaux morceaux de folk inspiré, intimiste mais jamais plombé par un ego déversé avec indécence.
Et si Dana est l'auteur de la majorité des textes (excepté I'm not a drummer, écrit par son ami Florient), plusieurs voix prennent le micro, comme pour signifier que chaque chanson, si personnelle soit-elle, peut interpeller chacun de nous.
On aurait pu craindre un exercice de folk un peu misérabiliste, mais ç'aurait été oublier qu'avec une telle équipe, la faute de goût était improbable. I was a rabbit and i won bénéficie en effet sur chaque morceau du toucher et de la finesse de musiciens talentueux. Citons l'ampleur de Why did god leave us?, l'immédiateté d'adhésion que procure girl's asses au refrain imparable, la douceur de beds, magnifiquement interprété par Lunt. Guitare, glockenspiel, pour un morceau émouvant qui évoque un amour à distance.
The darkness and me, chanson douloureuse dans laquelle Dana évoque ses démons, ses "beautiful friends", possède de délicats arrangements: le toucher de piano parcimonieux de Delphine, la guitare et la basse qui soutiennent le chant, et Lunt qui tisse un fond sonore discret grâce à ses guitares atmosphériques et ses drones.
L'ambiance flottante et nébuleuse de "I'm not a drummer" contraste quant à elle avec l'atmosphère du morceau qui lui fait suite et qui est pour moi le plus réussi, le somptueux Lions kill everything: chanson enfiévrée qui monte progressivement en intensité avec comme paroxysme une envolée vocale et instrumentale aux inflexions orientales hypnotisantes.
L'album se concluera sur I won't be back, morceau à plusieurs voix, qui est le point final sur cet album d'une aventure de studio entre des musiciens dont la connivence est perceptible tout au long du disque.
Merci beaucoup pour ce très joli cadeau musical.

Chroniqué par Imogen
le 19/01/2005

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