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Braille

: Partir



sortie : 2004
label : Angström Records
style : Folktronica

achat/téléchargement

Tracklist :
01/Postal
02/Presente
03/Player 1
04/Rencontre
05/Apartamiento
06/Trapecio
07/Denso
08/Nudo
09/Player 2
10/Recover
11/Rollercoaster
12/Wonderland ?

Catalan d’origine aujourd’hui expatrié en France (Toulouse), Braille signe là son second album, après un premier opus signé chez les voisins Barcelonais de Cosmos Records (Dia Mes Año) en 2001. Fidèle à une ligne de conduite imaginaire, Partir s’inscrit dans cette logique du brassage fructueux de l’électronique et de l’organique sur fond de minimalisme ambiant, oscillant langoureusement entre résonances mélodieuses et cinématiques avant de s’aventurer vers des terrains plus arides et accidentés.

Bande son d’un improbable film muet qui retracerait les échappées solitaires d’un inconnu, Partir s’offre comme une immersion dans un monde personnel où l’obscurité qui en masque les formes s’évanouirait peu à peu pour laisser deviner, lentement, des contours délicatement ciselés. Onirique par essence, délicat par nature, les travaux de Braille semblent hésiter entre pop décousue et post rock, entre ambiant concassée et free jazz avant de s’affirmer comme la somme de toutes ces influences finement juxtaposées.

Des travaux graphiques de Sylvain Fogato (en charge de l’artwork et des illustrations qui complètent ce digipack) aux incursions de saxophone de Shubaka (Recover) ou aux textes chantés, presque susurrés d’Alice Imbert (Presente, Rencontre et Trapecio), tout ici suinte une mélancolie contenue, une délicatesse nuancée finement égrenée. Amalgame de sonorités électroniques lo-fi (Denso, Player 1) ou ballade organique (Trapecio), Braille s’inspire et s’immisce dans chacun de ces « mondes » pour mieux dessiner le sien, un monde où les discrets crépitements sonores se conjuguent à une recherche mélodique ténue. Les expérimentations qui jonchent l’album lui confèrent ainsi un aspect volontairement dense et confus, érigeant l’accident numérique en héraut de l’improvisation digitale et l’ébauche en finalité, à la manière d’un jazzman soucieux de conserver dans cette première prise toute l’essence habitant le morceau.

Loin de l’electro-8 bit (délicieusement) décadente d’un V.L.A.D et plus proche des structures audacieuses de ANT, la sixième sortie du label toulousain confirme l’éclectisme de leur catalogue et l’ouverture d’esprit qui caractérise leurs choix artistiques en s’entichant de producteurs brillant par leur singularité et leur capacité à mettre en forme les univers qui les habitent.

Partir est ce genre de disques riche et fouillé où l’on prend plaisir à découvrir de nouvelles sonorités à chaque nouvelle écoute, à l’image d’un chemin mille fois parcouru s’ouvrant à chaque fois au regard curieux et attentif de celui qui l’arpente pour mieux dévoiler ses richesses insoupçonnées …

Chroniqué par Oropher
le 04/01/2005

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