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Esmerine

: If Only a Sweet Surrender to the Nights to Come



sortie : 2003
label : Resonant
style : Post-rock acoustique

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Tracklist :
01/ Red Fire Alarm
02/ There Were No Footprints in the Dust Behind Them...
03/ Nohna's Lullaby
04/ Where There Is No Love There Is No Justice
05/ Tungsten
06/ Sweet Surrender Be True
07/ Luna Park

En se déformant, Godspeed You Black Emperor ! donne régulièrement naissance à des projets plus personnels, plus intimistes, pourrait-on dire. Esmerine (composé de Bruce Cawdron aux percussions et de Beckie Foon au violoncelle) est le dernier projet en date de ce type. Si sa forme « no-guitar duet » fera penser à Hangedup, leur musique moins dure et plus mélancolique les en démarque tout à fait.

Esmerine allie percussions et cordes et explore diverses pistes comme en témoignent cette batterie tantôt jazzy, comme sur Red fire arm, et tantôt franchement rock, comme sur Where there is no love there is no justice et sur The marvellous engines of resistance et ce violoncelle qui se fait mélodiste sur Nohna’s lullaby et devient soliste sur There were no footprints in the dust behind them. Ce faisant, Esmerine parvient à faire émerger une couleur singulière de la musique qui tient sans doute à l’insertion d’une dimension « avant-gardiste » dans leur post-rock acoustique.

En effet, un morceau comme Tungsten (sans doute le point d’orgue du disque) peut être décrit comme la transposition pour une boîte à musique délabrée d’une pièce pour piano préparée de Cage sur laquelle on aurait déposé des traces faussement mélodieuses de cordes : une merveille de simplicité apparente, quasi enfantine parfois, qui se tient constamment à la limite de l’assonance et de l’arythmie.

Seule ombre à ce magnifique tableau : Sweet surrender be true qui est, à mon sens, un morceau trop grandiloquent, voire pompier, qui ne parvient pas à ses fins faute d’une orchestration assez ample.

Au terme de If Only A Sweet Surrender To The Nights To Come Be True, Esmerine montre ainsi qu’une musique intimiste est possible qui ne cesse pas pour autant d’être authentique et exigeante quand bien même elle serait parfois trop lyrique.

Chroniqué par Jérôme Orsoni
le 26/11/2004

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