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Obny

: Operastral



sortie : 2004
label : Soundklass
style : Electro

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Tracklist :
01/ Osmose
02/ Operastral
03/ Si Ing Stars
04/ Ouvre les yeux
05/ Interlune
06/ Mdma
07/ Déess Code
08/ Interlune 1
09/ Thaï Ming Brain
10/ Yu Ma Solaris
11/ Absolu Ofensiv
12/ Mybodylexy

D’aucuns ont du nez : Lionel Marchal par exemple, fondateur du tout nouveau label Soundklass, qui pour sa première signature est loin d’avoir commis une faute de goût en donnant sa chance à Obny. Mais plus que du nez, c’est une paire d’oreilles dont il faut avoir pour apprécier cet exaltant Operastral. Et il était difficile de se tromper tant le talent de l'avignonnais, pour ainsi dire, saute aux yeux dès les premières mesures.

Alors, qu’est-ce qui plait autant et immédiatement à l’écoute de Operastral ? Est-ce cette touche d’Amon Tobin ? Ou cette petite pointe de Four Tet ? Peut-être ces sonorités et chants orientaux ? A moins que ce ne soit ces références explicites au cinéma ? Operastral est en effet une œuvre composite et versatile ; Obny donne à entendre un flot ondoyant mêlant organique et synthétique et métissant diverses influences. Ici, se côtoient les notes chaudes, ensoleillées d’une guitare acoustique hispanisante et les rythmes ravageurs de l’électronique (Osmose), avant d’être rejoints par une diva d’opéra, des chœurs orientaux et une basse puissante (Operastral). Là, des beats drum’n’bass (Yu Ma Solaris) succèdent à des percussions africaines, à l’érotisme de chants arabisants et à un piano frénétique (Thaï Ming Brain). Obny prise l’éclectisme le plus complet : Operastral forme un tout organique qui a digéré, incorporé, fait sienne cette richesse de sons et d’ambiances.

Ainsi le titre le plus ambitieux de l’album est-il sans doute le magnifique Déess Code : au rythme syncopé d’une batterie s’ajoutent quelques scratches sournois, une guitare funky, des samples en tout genre, extraits de films, de musique classique et autres. Un morceau d’abstract hip-hop jubilatoire. Obny n’est jamais meilleur que quand il s’approprie le Carmina Burana de Carl Orff, maltraite le son, en décape la surface, déforme les voix. Le compositeur allemand n’est pas seulement cité : il est retravaillé, réintégré dans un espace tout autre, qui lui donne une force neuve.

Operastral, premier album de Obny, est autant une brillante réussite, éblouissant éloge vivant de l’impureté, qu’un vaisseau tourmenté, naviguant sur des eaux bouillonnantes entre les continents et porteur de grandes espérances.

Chroniqué par dfghfgh
le 23/10/2004

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A lire également sur dMute :
Interview avec Obny
(Janvier 2005)




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