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Dither

: Amek



sortie : 2004
label : M-Tronic
style : Electronica / glitch&cuts / IDM

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Tracklist :
01/ 1
02/ 2
03/ 3
04/ 4
05/ 5
06/ 6
07/ 7
08/ 8
09/ 9
10/ 10

Marc le dit lui-même : S'il ne donne jamais de nom à ses morceaux, c'est pour la simple raison qu'il ne considère avoir aucun message à délivrer. Sa musique "est", et ne recquiert nul superflu. Il est un manipulateur de sons, dans tout ce que cela implique à ses yeux comme démarche artistique d'intégrité. D'ailleurs, il baptise généralement ses albums, avec affection, par le patronyme d'un des éléments matériels, dont il est grand consommateur, qu'il utilise à la réalistation de ses productions.

Subtil est un maître-mot pour Amek. Et malgré un apparent désordre, l'équilibre tient mais ne rompt pas. Subtil, tout d'abord parce que l'ensemble sonore semble lissé, arrondi, presque poli, évitant ainsi l'écueil bruitiste de certaines musiques très ... bruitistes justement. Subtil ensuite, grâce à l'agencement des sons, chirurgicalement élaborés et placés dans la partition numérique. Parfois, l'auditeur peut s'accrocher à un groove polymorphe, chimique, qu'on imagine bouillonant et sur le point de déborder de son strict cadre. Parfois, il nous est asséné une succession frénétique de sonorités organiques ou plastifiées, déversées sans la moindre retenue, presque incontrôlées. Comme une réaction en chaîne que nous nous contentons d'écouter, pour ce qu'elle apporte comme jaillissements imprévisibles, jusqu'à sa liquéfaction terminale, jusqu'au silence de sa propre conclusion. Le travail sur le "bruit" est omniprésent. Compressé, dilaté, fluidifié, séché, additionné d'un jeux intéressant et salutaire de la stereo, qui devrait vous convaincre d'utiliser un casque, en vue d'une agréable plongée acoustique dans les profondeurs d'Amek.

Et la mélodie ? Effectivement, elle est là, juste derrière la masse dronesque qui s'agite. Plutôt hermétique, elle n'en demeure pas moins vivante et c'est avec enthousiasme que l'on s'aperçoit de l'originalité des nappes de clavier utilisées. Leurs textures semblent matifiées, un peu lo-fi, souvent épurées. Moins de notes, plus de filtres. C'est vrai, à la fin du cd, on se demande si un seul des sons utilisés a conservé sa forme originelle. Un "sound designer" ce parisien, à n'en point douter.

DITHER poursuit sa carrière, en toute liberté, sans se répeter. Et d'ailleurs comment le pourrait t-il ? DITHER est DITHER et ça tombe plutôt bien. Avis aux amateurs...

Chroniqué par Yragael
le 19/10/2004

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