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Billy Mahonie

: Dust



sortie : 2004
label : Tritone records
style : Post Rock / Folktronica

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Tracklist :
01/ We Totally Almost Died
02/ (No Blood For) Dust
03/ Semapho
04/ Red Crow
05/ Lullaby

Après cinq ans d’absence et en nous ayant laissé avec le très bon Come On Billy Mahonie Give It Your Best Shot (Too Pure, 1999), les Billy Mahonie nous reviennent sur l’écurie Tritone avec un album de cinq titres qui nous fait nous dire qu’ils nous ont manqué, pendant tout ce temps. Ces anglais qui ont commencé à reprendre la recette post-rock Chicagoienne à leur propre sauce britannique dès 1994 et qui n’ont pas bénéficié du même succès que Mogwai ou Gybe par la suite, méritent pourtant à leur tour que nos oreilles se laissent tantôt secouer, tantôt bercer par leurs guitares et arrangements progressifs.

C’est avec une nouvelle formation que Dust a été composé, Gavin Baker (guitare) et Howard Monk (batterie) accueillant désormais Duncan Brown,
l’ex-bassiste de Stereolab, ainsi que le guitariste Anthony Baratt.

L’album commence par le très Mogwaien We Totally Almost Died, tout en arpèges facétieux et rythmiques comateuses évoluant en une saturation et une thématique explosifs, si incroyablement symphoniques qu’un violon vient en toute logique amplifier cette impression, jusqu'à ce que plus de nervosité dans le picking de guitare nous entraîne irrémédiablement vers une ultime accalmie salvatrice. Un morceau qu’on pourrait juger trop académique mais à la finition et aux sensations tellement uniques, qu’on ne peut que playlister ce morceau à côté d’autres classiques du genre. Pourtant, sa durée, avec 4 :54 au compteur, est loin d’être au format de fresque post rock auquel on est habitué.

(No Blood For) Dust repose sur un riff de basse qui ressemble à s’y méprendre à celui de "Come together" des Beatles, tant et si bien que je vous encourage à essayer de chanter « Come together... » par dessus, je vous garantie une bonne barre de rire. (Cela me rappelle d’ailleurs que, si c’est une « citation », Mogwai avait fait la même chose avec un riff de guitare qui citait The Cure sur Happy songs for happy people).La flûte d’Anosha Brown's vient hanter les accalmies qui soulagent des spasmes de guitares sporadiques, affluant périodiquement tout au long du morceau pour se faire omniprésents sur la dernière minute.

Les penchants folks de Baker, aperçus à travers son projet solo Meets guitar, sont mise en avant dans le très court Semaphoa, qui donne un très bon exemple de ce que peut être défini comme de la folktronica et que les Billie Mahonie qualifient pour leur part de Glitchfolk. Des rythmiques clicks and cuts samplées dynamisent légèrement les volutes d’un instrument à vent proche de la flûte en bois. Un morceau très doux et agréable si ce n’est que sa mélodie rappelle étrangement le thème de Titanic, ce qui , je vous l’avoue, gâche un tant soit peu mon plaisir... Je vous laisse juge.
Le très énergique Red Crow rappelle les riffs de Jimmy Page (Led Zeppelin), très breakés et avec une saturation qui rend ce morceau le plus rock & roll de l’album, pour le plus grand plaisir de vos cheveux trop statiques.
L’album se termine alors sur une note plus douce avec Lullaby, teinté de banjo et d’harmoniques sur un rythme qui sera votre meilleur berceuse.

Cet album est une réelle réussite post-rock et bien anglophobe est celui qui niera à Billie Mahonie leur place méritée à l’avant-garde de la musique instrumentale.



Chroniqué par dClem
le 22/09/2004

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