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Josh Martinez

: Buck Up Princess



sortie : 2004
label : Bella Union
style : Hip-hop / indie

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Tracklist :
01/ Another Day
02/ Rip Rap (A Rap Song)
03/ Nightmare
04/ Blaze of Grey
05/ Deep End
06/ Hard Fall
07/ Uphill Climb
08/ Hobos Lullaby
09/ BC Trees
10/ Forged
11/ Theories
12/ One More Coffee
13/ Walk in the Park
14/ Rainy Day
15/ Women Lovi

Artiste proche des Sebutones et du posse Anticon, Josh Martinez livre avec Buck Up Princess un troisième album qui succède à ses prestations sur les dernières compilations estampillées "fourmi noire". Autant dire qu’avec de telles présentations, on est en droit de s’attendre à un disque plutôt sombre et barré, nécessitant une écoute pour le mois conditionnée.

En fait, rien de tout ça, enfin, pas vraiment. Buck Up Princess commence même sous des auspices ensoleillées avec la flûte entraînante et le refrain accrocheur d’Another Day, avant de prendre une dimension semi-funky avec les samples de guitare et la batterie de Rip Rap (A Rap Song). Pour couronner le tout, la voix semi-chantée de Josh Martinez introduit une réelle connotation pop à ces deux premiers morceaux, qui sans être désagréables, s’avèrent pour le moins déroutants.

C’est alors que débute le superbe Blaze of Grey, où Josh conte ses déceptions amoureuses sur une production admirablement mélancolique de Maker, scratches et breaks déstructurés à l’appui. Une petite perle, qui confirme également la qualité des textes de Josh Martinez ainsi que l’efficacité de ses refrains. Appréciez plutôt ce : "Sleeping most of my days away, and then waking up in a blaze of grey, I just can’t pulling off and face today, so I’m sleeping most of my days away". A peine le temps de reprendre ses esprits que l’album décolle aussi sec, emporté par la SP1200 de Jel sur Deep End, la boucle de piano intemporelle de Rainy Day ou encore les réminiscences post-rock de Bermuda Shorts, sur lesquelles Josh Martinez dévoile avec sensibilité des talents de vocaliste peu communs dans le milieu hip-hop.

Avec une facilité déconcertante, le rappeur d’Halifax ne cesse ainsi de faire évoluer sa voix au gré de ses multiples influences, parmi lesquelles se mélangent Diamond D, The Beach Boys ou encore les Mighty Diamonds. Ne reculant devant rien, Josh prend l’accent jamaïcain, va jusqu’à s’offrir un petit détour par le blues avec Uphill Clim, avant de confirmer son potentiel de MC d’exception sur le beat incisif de Women Loving Women, en compagnie d’un Awol One au meilleur de sa forme.

La boucle est bouclée, et Josh Martinez peut garder son sourire légendaire en toute quiétude. Car plus qu’une simple confirmation de son potentiel, ce Buck Up Princess démontre à quel point le hip-hop peut amener des émotions aussi contradictoires que complémentaires, à condition de garder l’esprit ouvert sur l’ensemble des genres musicaux qui l’entourent. Et rien que pour cette raison, cet album mérite sa place bien en valeur dans votre discothèque.

Chroniqué par David Lamon
le 22/08/2004

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