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Scorn

: Greetings from Birmingham



sortie : 2000
label : Hymen
style : Dark-ambient

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Tracklist :
01/ Soon come (version beat)
02/ Can but try
03/ Still on
04/ Told you can tell
05/ Flap
06/ Soon come
07/ Told you can tell (part 2)
08/ Closedown
09/ Part of
10/ Flap (part 2)
11/ That dont
12/ Can but try (back on itself)
13/ Melt

Le batteur de Napalm Death vous salue depuis Birmingham (UK) et reste, sous le pseudonyme Scorn, un obsédé du rythme. Son disque Grettings from birmingham est donc une célébration radicale du vocabulaire des beats. Dans un registre dark à souhait, et relativement minimal, les tracks progressent comme une flamme sur de l'essence, laissant dans l'air des résidus volatils, autant de composés d'un climat post-industriel apshyxiant.

Au premier plan des morceaux, l'élement primordial, des claques froides kick-snares auxquelles répond, en contrepoint, une basse vrillée, répétitive et aliénante. Une pulsation addictive qui sert de guide à l'auditeur, au travers de sonorités assourdies, qui se révelent peu à peu à l'oreille, pour plus tard intégrer pleinement son champ de perception...

Si l'on prend en compte l'hypnotisme indéniable atteint au stade de Flap (cinquième piste), on se surprend à penser aux Boards of Canada période Music has the Right to Children... Mais l'univers de Scorn est évidemment tout autre, à l'extrême inverse de Beautiful Place(s) rêveuse(s) (...Out The Country ;)! L'écoute paraît plutôt un cheminement dans des terrains d'après chaos, des étendues ambient accidentées, baignées de crasse urbaine, d'humidité et de radiations mutantes. Pas très funky tout ça, seulement le pire est à venir !

Les textures des basses fréquences de Soon Come, tout juste discernables dans sa continuation monochrome Told you can tell, créent une espèce de râle informe défiant la gravité, comme sous l'effet de distortions temporelles. Puis la rythmique reprend séchement ses droits sur Closedown, dont l'esthétique sonore apparaît encore une fois très précise et controlée, de la moindre progression aux grondements subsoniques, jusqu'aux saturations modérées d'arrière-plan, toujours dans un contexte extremement homogène. La suite est à l'avenant, les beats variant du lent breakbeat à des constructions plus carrées. Pas de restrictions donc, mais une constante répétition, qui révele une violence de serial killer chez Mick Harris : insensible, calculateur, il trouve dans la machine une aide adéquate pour s'exprimer, et se plaît à laissait paraître cet aspect mécanique.

Les lieux de désolation de Grettings from birmingham comptent leur rescapés, à même de guider les néophytes en temoignant dede l'épreuve, dignes de scénarios cyber-punk science-fictionnesques peu romantiques. Avant de repartir pour un nouveau périple cérébral, pas donné à toutes les ouailles...

Chroniqué par Guillaume
le 23/07/2004

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