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Dont look back

: Drunk in your arms



sortie : 2003
label : Supersonik Sound
style : Post-rock

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Tracklist :
01/ hill xxx (evil)
02/ guillaume stern
03/ sundown song for R.Z.
04/ stage diver's blues
05/ ... and pictures of jack
06/ everything burns
07/ i can't tell the ceiling from the floor
08/ old n°8 (2:00 am)
09/ old n°9 (4:00 am)

Sur cet album des quatre drômois de dont look back, le post-rock est instrumental, mais émaillé de nombreux samples variés, issus largement du cinéma, et qui constituent un tissu vocal qui se substitue avec réussite au chant, absent . Ces voix présentes sur l'album ne sont pas de simples illustrations, mais contribuent largement à l'identité sonore de Drunk in your arms.
Comme toujours dans le post-rock, on n'est pas là pour rigoler (quoique... les dernières secondes de l'album sont un joli pied de nez!) Des climats étranges, sombres, émane parfois une paradoxale sérénité, la faute aux guitares peut-être, qui savent se faire caressantes lorsqu'elles ne sont pas furieuses!
Car il est question d'acalmie aussi entre deux déluges, mais dont look back parvient sans difficulté à éviter les clichés du genre. Aux linéaires montagnes russes d'un post rock qui se caricaturerait lui-même, notre groupe préfère des contructions riches et complexes, et n'hésite pas à varier les atmosphères. On ne s'en plaindra pas!
C'est que leur technique sans faille leur offre une grande liberté, et leur permet de mettre à profit avec talent leur ouverture musicale: noise, rock, metal mais également electro sont des influences perceptibles sur les 9 plages de cet opus, qui nous propose ainsi de bien jolies choses: par exemple, l'harmonica du presque folk sundown song for R.Z. sur lequel on peut d'ailleurs entendre parler Bob Dylan, ou bien l'entêtant et étrange everything burns, qui rappelle les ambiances sonores du très bel album de Playdoh, Fragments: un duo de voix masculin-féminin parle sur une musique qui fait clairement sentir les velléités électroniques du groupe.
Evoquons également pour finir un des grands moments de cet album: i can't tell the ceiling from the floor, morceau de post-rock qui dégage une intensité hypnotique.
Ce premier album est donc une vraie réussite, et l'on peut déjà affirmer que dont look back mérite largement sa place au soleil (noir) du post-rock hexagonal, aux côtés de groupes comme Playdoh ou Melatonine

Chroniqué par Imogen
le 16/05/2004

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1 commentaire

par lutxi (le 23/03/2014)
Mais qu'est devenu Don't Look Back ??!!
Et de quel film est tiré cette bande son sur ... and pictures of Jack ?
Quoi qu'il en soit, un groupe qui mériterait de refaire surface... merci de nous faire partager votre univers
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