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Picore

: Discopunkture



sortie : 2004
label : Autoproduit
style : Indus / jazz / hip-hop

achat/téléchargement

Tracklist :
01/ Le système
02/ Nasdaq
03/ So Core
04/ Burundi (Punk 4 Pygmees)
05/ Labelize it
06/ The Beatnik Picnic
07/ FRANK
08/ Impossible Me
09/ Oblong
10/ Wallkyries of Soul

Discopunkture est le premier album autoproduit du groupe lyonnais Picore. Il a été enregistré dans les studios de Jarring Effects. Il nous invite dans les méandres d’une electro indus, quelque part entre l’abstract hip-hop, le jazz, le spoken word , la drum and bass et des aspirations dub. La noirceur et la bizarrerie sont au rendez-vous. Bizarre vous avez dit bizarre, comme leurs textes dénonçant le système dans un humour cynique mais pourvu de sens.

Ainsi Nasdaq est un long voyage palpitant pendant lequel se déroulent des guitares obsédantes sur des nappes atmosphériques lourdes, rappelant l’esprit d’un temple tibétain. Le saxophone lointain sert de relais au chant étouffé. Les infrastructures sonores se superposent au même titre que les impressions de l’auditeur. Puis le voyage s’achève dans une boucle drum and bass bien sentie.
Dans la même veine So core est un tournoiement de cuivres et de guitares plaintives sur lequel vient se greffer le spoken word de Pierre Larbor, entremêlé de coupures jungle et de scratch.
Sur Burundi les guitares se font plus violentes, et la superposition des instru en devient noisy, avant de retomber dans des atmosphères plus obscures.
Labelize it est un morceau qui pourrait provenir de l’autre côté de l’Atlantique. Mais non, c’est bien Carbon Copies qui pose son flow sur cette fusion. de guitares et de hip-hop.
The Beatnic Picnic est une pose dans l’album pendant laquelle l’auditeur se laisse bercer par la clarinette, le beat lent et les montées aiguës de guitares. Puis le beat hip-hop reprend sur Impossible Me accompagné du saxophone et de samples extravagants offrant au morceau un côté indus assez prenant.
Sur la rythmique drum and bass et les guitares heavy d’Oblong, le spoken word de Pierre Larbor répond au chant de Serj Valeur. Puis pour clore l’album, Walkyries of Soul offre onze minutes aux ambiances brumeuses, enfumées, se superposant les unes aux autres en crescendo puis decrescendo avant de mourir dans le soulèvement intense et apocalyptique de tous les instruments.

Cette autoproduction est une bien belle démonstration de fusion des ambiances rappelant la musique de
Lab° ou du jeune groupe angevin Idem.Picore n’a rien inventé, mais a tout reconstruit et il ne tardera pas à faire parler de lui. De plus leurs prestations scéniques valent le détour. Ils utilisent des ponceuses (la même que sur la pochette) en guise d’instruments et enroulent le chanteur dans du papier cellophane. Ils sont fou fou non?

NB : Vous pouvez acheter leur album sur le
site officiel de Picore pour la modique somme de 12€ frais de port inclus. A consommer de préférence avant la fin du monde !


Chroniqué par Antoine
le 10/04/2004

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