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Absinthe (provisoire)

: Absinthe (provisoire)



sortie : 2003
label : Hydrophonics
style : Post-rock

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Tracklist :
01/ Jean et Xavière
02/ Ennio
03/ Do bémol en Si Majeur
04/ Internalité du sujet
05/ Danse des canards
06/ French chocolate

Nouvel arrivant de la scène post-rock française, Absinthe (provisoire) nous ferait presque croire que l'été montpellierain est aussi chaud qu'un hiver canadien - cette subtile référence au Canada pour introduire leurs influences que sont Godspeed You Black Emperor (revendiqué par le groupe), mais aussi Do Make Say Think (ça c'est perso) ou encore Mogwai et Explosions in the Sky. Leur musique tantôt sombre et glauque, tantôt explosive sans règles ni limite, jongle entre mélancolie et enthousiasme.
Concrêtement Absinthe (provisoire) ce sont 2 guitaristes, 1 bassiste, 1 batteur et 1 projectionniste (pour les lives) ; c'est un univers aérien, qui s'écrase peu à peu dans un sol dur et froid ; qui, rongé par les guitares et cette pression grandissante atteint un état proche de la saturation sonore, puis traine l'auditeur vers une extase malsaine, une montée d'adrénaline grimaçante, comme prendre son pied avec un 15 tonnes posé dessus...
Absinthe (provisoire) joue avec nos nerfs pendant plus d'une heure, la lenteur exaspérante de Jean et Xavière, le stressant Ennio et sa mélodie entêtante, le doux Do bémol en Si Majeur ressemblant plus à une apocalypse qu'à une berceuse sur la fin du morceau. Internalité du sujet explore quant à lui un univers plus mystique, traînant votre esprit un mètre au dessus du corps, puis se déchaînant sur ce dernier. Bien loin de vous vouloir du bien, ce morceau glauque et sombre vous videra l'esprit et le corps. La Danse des canards est à mon goût le morceau le plus abouti de l'album, une sorte de synthèse, mélodie souriante, explosions généreuses et retombant toujours sur cette mélodie de départ, inusable... Un régal.
Pour clore l'album, un morceau totalement fou, French Chocolate, à moitié improvisé, les guitares se déchirent sous le flux des grattages de cordes, un dernier souffle avant l'auto-repeat, car cet album s'écoute et se réécoute inlassablement.

Chroniqué par BobtomPerchu
le 05/03/2004

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