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Venetian Snares

: Chocolate Wheelchair



sortie : 2003
label : Planet Mu
style : Electronica / Drum n'bass / Noise

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Tracklist :
01/ Abomination Street
02/ Too Young
03/ Langside
04/ Einstein-Rosen Bridge
05/ Hand Thow
06/ Epidermis
07/ Ghetto Body Buddy
08/ Sky Painted On Car
09/ Marty's Tardis
10/ Herbies Goes Ballistic

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les disques de Venetian Snares se méritent. Proposant une formule d’electronica sauvage et névrotique, le canadien s’est forgé au fil du temps une réputation de fou furieux, amenant son idm dans des excès de fureurs sur fond de gros kick hardcore qui ferait fuir en courant n’importe quel profane nourri au grain de la musique « confortable ».

Chocolate Wheelchair, dernière sortie en date du monsieur, est, semble-t-il, l’un de ses disques les plus accessible. Pas de méprise, toutefois, car on reconnaît rapidement la patte tranchante et incisive de ses travaux précédents: breaks hallucinés sur fond de drum & bass, sonorités acides et mélodies torturées de rigueur.

Le premier morceau du disque s’inscrit d’ailleurs parfaitement dans cette définition, introduction nerveuse comme il se doit, oscillant entre breakbeat efficace et jazz bien acid, ou l’on appréciera les parties vocales génialement désarticulées, puis l’album s’enchaîne sur quelques tracks étrangement calmes (tout est relatif), où Aaron Funk semble avoir travaillé les mélodies, laissant la place à quelques pauses vaguement silencieuses pour faire repartir sa mécanique sur des basses lourdes et syncopées.

C’est sur l’étonnant Hand Throw que Venetian Snares renoue avec sa réputation de bourrin de l’idm, jungle puissante sur fond de ragga nerveux (!?), grosses basses hardcore en toile de fond, tout est là. Le reste de l’album est égal, et même si on peut trouver ce disque plus écoutable, car un peu plus mélodique, que ses prédécesseurs, c’est une musique compliquée et sauvage qui domine. Imaginez passer ça dans une soirée où tout le monde s’éclate sur Kyo et vous ferez disjoncter la moitié de l’assemblée.

Aaron Funk nous a habitué à ses attentats sonores, rien de négatif là dedans. Chocolate Wheelchair s’avère être un bon compromis pour entrer dans l’univers dérangé et atypique d’un artiste qui à définitivement prouvé que folie et génie s’accordent parfois dans une diabolique créativité.

Chroniqué par WakMc
le 26/02/2004

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