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Caithness

: Crossing the land of bereavement



sortie : 2003
label : Mono-emotional records
style : Dark-ambient

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Tracklist :
01/ Incipit
02/ Ruins - part I
03/ Ruins - part II
04/ Là où meurent les anges
05/ Loin de la lumière
06/ Crossing the land of bereavement
07/ Silent water (passage)
08/ Last moments - part I
09/ Last moments - part II

Soyons clair : Oui, Caithness aurait pu figurer dans le catalogue de Cold Meat Industry. Mais même si le label pro-scandinave n'intègre jamais le projet d'Hylgaryss à son écurie, ça ne changera en rien la qualité de ses productions. Et de toute façon, CMI a plus besoin de renouveau actuellement, que de jeunes valeurs montantes, qui savent très bien vivre d'elles-mêmes. La scène dark française n'en est probablement qu'à ses balbutiements, mais déja de futures pointures se dressent et affichent une vraie volonté de montrer leur existence propre, sans le fardeau encombrant du sectarisme musical, voire intellectuel.
A l'écoute de Crossing the land of bereavement, une seule et même impression domine : la justesse. Les morceaux sont longs, sans être ennuyeux, sombres, sans être exagérement bruitistes ou malsains, amenant l'auditeur à un état de calme glacial, sans être pompeux ou conventionnels. Le froid, parlons-en. C'est précisement là que réside toute l'essence de Caithness, le froid. Le froid d'atmosphères décharnées ou éthérées, le froid profond et abyssal généré par des mélodies grandiosement tristes, le froid nocturne et hivernal, propre à la rêverie et l'introversion.
Autre particularité musicale, les chants grégoriens. Sur Incipit ou Silent water (passage) ceux-ci enveloppent littéralement l'espace sonore, apportant une touche de religiosité, plus sacrale que sacrée, touchantes lamentations et irréfutable invitation au recueillement. On notera également de très beaux moments mélodiques comme la toute fin de Loin de la lumière, poignante et précieuse ou l'entière durée de Là où meurent les anges sublime et noire, honorant subtilement la mémoire et le passé de Raison d'être. Dernière remarque, l'approche martiale, devenue incontournable dans ce genre musical, que l'on retrouve durant Ruins partie 1 et partie 2.
Vraiment une bonne surprise, qui mérite toute l'attention nécessaire, tant la composition des titres semble honnête et intègre.
Très vivement conseillé aux fans de musique sombre et ambiente, mais aussi aux autres, chercheurs invétérés de nouvelles expériences, ayant un goût prononcé pour les ambiances spectrales et pures.

Chroniqué par Yragael
le 05/01/2004

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